[fse-esf] No-Vox call - "the capital of Europe we want is not that
one"
Juliana Smith
juliana at reseau-ipam.org
Tue Jan 8 17:38:56 CET 2008
NO-VOX APPEL À SOUTIEN URGENT DANS LE QUARTIER MIDI - CENTRE DE
BRUXELLES
NO-VOX CALL TO SUPPORT INHABITANTS IN BRUXELLES CENTER
SEND YOUR SIGNATURES TO bendyglu at bruxxel.org
ENVOYEZ PROCHAINEMENT VOTRE SIGNATURE À bendyglu at bruxxel.org
Le texte sera adopté par la Région en janvier, voici la déclaration
adaptée pour cette échéance.
Plus d'infos : www.quartier-midi.be
http://www.bruxellesvilledurable.be/
http://www.diablesroses.be
http://europa-museum.org
More info :
http://www.novox.ras.eu.org/site/spip.php?rubrique105&lang=en
English text below
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FR
Quartier Midi : telle n'est pas la capitale de l'Europe que nous voulons
Au Pt de la Région de Bruxelles Capitale, à Madame la secrétaire au
logement, à Mmes et MM. les parlementaires de la Région de Bruxelles
Capitale, à M. le Président de la Commission Européenne.
Le Conseil Communal de Saint Gilles a adopté un 5ème plan
d'expropriation pour utilité publique et en extrême urgence dans le
quartier de la Gare du Midi, à St Gilles (Bruxelles).
Il appartient désormais à la Région de Bruxelles Capitale, dont le
Président est aussi le Bourgmestre de Saint Gilles d'adopter ce plan.
Différentes associations locales représentatives des habitants et
actives dans le domaine du Droit au logement, du Droit à la ville et
des Droits de l'homme ont présenté des revendications lors de la
Commission de concertation qui s'est tenue le 27 novembre 2007. Seule
instance officielle de consultation de la société civile dans le cadre
de projets immobiliers, cette commission s'est massivement abstenue à
l'heure de rendre son avis.
Le rapport de la séance de cette commission n'a pas été transmis
préalablement au vote aux Conseillers Communaux.
Il appartient donc aujourd'hui à la Région de prendre en compte les
revendications tout à fait raisonnables formulées par la société civile
bruxelloise, exprimées dans le respect de la démocratie. Ces
revendications sont les suivantes :
1. Rénover sans détruire. Car ce que les pouvoirs publics proposent
c’est de détruire du logement pour en construire de nouveaux, pour un
autre public, fiscalement plus rémunérateur.
2. Reloger tous les locataires – que les pouvoirs publics prennent
leurs responsabilités en proposant aux habitants expropriés une
solution de relogement décente comme cela s’est fait déjà fait dans
d’autres dossiers ;
3. Conditionner le vote au conseil communal à un engagement de la
Région de proposer un planning concret d’expropriation de maximum de 6
mois, condition à laquelle devrait être par ailleurs soumise toute
procédure d’expropriation ;
4. Respecter la loi en garantissant la juste indemnisation des
propriétaires et des commerçants ;
5. D’une manière ou d’une autre, mettre fin immédiatement à
l’incertitude qui pèse sur les habitants menacés d’expropriation dans
les îlots A et D, dont le seul « tort » est d’être installés sur des
parcelles où le PPAS Fonsny n°1 a prévu des fonctions « faibles » (le
logement), qui ne sont à ce jour toujours pas réalisées.
Nous, associations et de la société civile européenne et d'ailleurs,
soutenons ces revendications légitimes. Nous nous étonnons grandement
que des crédits destinés au logement public soient utilisés pour
exproprier et détruire des logements en partie rénovables alors qu'à
Bruxelles comme ailleurs, la pénurie de logements est criante, comme le
dénoncent notamment les rapports des Nations-Unies.
Nous nous étonnons par ailleurs que dans un cas récent d'expropriation
dans le même quartier, un juge ait pu justifier l'utilité publique en
ces termes : « Attendu que la gare du Midi ne peut plus être le
terminus des migrants pauvres en quête de terre promise », semblant
ainsi justifier une opération de nettoyage social et corroborer les
inquiétudes associatives et citadines.
Le projet de « revitalisation » du quartier du Midi ne fait pas honneur
à la Capitale de l'Europe. Depuis de nombreuses années, tous les
voyageurs internationaux ont pu constater la dégradation du quartier -
entièrement imputée aux autorités publiques dans un autre jugement dont
nous avons connaissance, lequel condamne en outre des violations des
Droits Humains par les pouvoirs publics.
Plutôt qu'une vitrine pour investisseurs, nous attendons en effet que
la Capitale de l'Europe soit un modèle de respect de la démocratie,
d'écoute de la société civile et de protection des plus faibles, en
quête ou non de "Terre Promise". L'urbanisme inhumain du Quartier
Européen, édifié sur les ruines de la vie citadine, venant après la
destruction totale du Quartier Nord déjà à des fins
d'"internationalisation" jamais réalisées, ne semble pas avoir servi de
leçon.Cela suffit !
Ayant par ailleurs pris connaissance du Plan de Développement
International de Bruxelles, clairement inspiré par les milieux
d'affaires, de son approche de City Marketing, de sa logique de
concurrence de tous contre tous, nous tenons à affirmer avec force que
telle n'est pas la Capitale de l'Europe que nous voulons. L'identité
européenne que le PDI prétend imposer aux Bruxellois au moyen avoué de
techniques de marketing n'est pas non plus l'identité des Européens.
Car à ce compte, toute l'Europe ressemblera bientôt au Quartier Midi,
notamment à travers la promotion de partenariats publics privés qui ne
profitent, dans le meilleur des cas, qu'aux intérêts des milieux
d'affaires.
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ENG
South Station Neightborhood : the capital of Europe we want is not that
one.
To : Pt of the Brussels Capital Region, Madam Secretary for Housing,
Mrs. and Mr. MPs of Brussels Capitale Region, Mr President of the
European Commission.
The Commune of Saint Gilles has adopted a 5th expropriation plan for
public use and extreme emergency in the district of the South Station.
Local associations representing residents and committed to housing
rights, right to city and human rights have submitted claims during the
consultation exercise which was held on November 27, 2007. The
consultation committee is the only place where civil society's opinions
about real estate projects may be officially expressed. The members of
the committee were uncomfortable enough to abstain massively. The
report of the commission wasn't sent to the City Councilors before
their vote.
It is therefore up to the Region which is to finally adopt that plan
to take into account the quite reasonable demands made by civil society
in Brussels, expressed in respect for democracy. These demands are the
following :
1. Renewing without destroying. The government is indeed proposing
nothing but the destruction of housing to build new ones, but for
different residents who will be able to pay more taxes;
2. Rehousing all tenants - so that the authorities take their
responsibilities to the people by proposing a solution in case of
expropriation which means decent rehousing like it used to be done in
other cases;
3. That the municipal council will vote under commitment from the
region to propose a concrete schedule for the expropriation of up to 6
months, a condition which should also be extended to any other
expropriation plans;
4. Enforcing the law by ensuring fair compensation for owners and
traders;
5. One way or another, putting an immediate end to the uncertainty
hanging over the people threatened with expropriation in islets A and
D. Their only crime is to be settled on land where PPAS Fonsny 1 has
planned "weak" (housing) functions , which are to this day still not
realized.
We, the associations of European civil society and abroad are
supporting these legitimate claims.
We are greatly surprised that funding for public housing is to be used
to expropriate and destroy houses which could be renovated, while in
Brussels and elsewhere, the lack of housing is acute, what is denounced
for example in the reports of the United Nations.
We are also surprised that in a recent case of expropriation in the
same district, a judge may have justified public interest in these
words: "Whereas the South Station can no longer be the terminus for
poor migrants seeking Promised Land, " and thus justified a social
cleaning operation what corroborates concerns from civil society.
The "neighborhood revitalization" does not honor the Capital of
Europe. For many years, all international travelers have been able to
see the deterioration of the neighborhood attributed entirely to the
public authorities in an another judgement which we are aware about,
also condemning violations of human rights by public authorities.
Rather than a showcase for investors, we expect the capital of Europe
to be a model of respect for democracy, consideration for civil society
and protection of the weakest, in Quest or not of "Promised Land". And
we know about the inhuman and corporate urbanism of the European
Neightborhood which has destroyed a whole part of the City and City
life. It came also after the disaster of the North Neightborhood,
entirely destroyed in the name of corporate internationalization which
never came. It's enough !
Having also taken cognizance of the International Development Plan in
Brussels, clearly designed for the business community interests, City
Marketing minded, of its logic of competition of all European cities
against all, we wish to insist that this is not the Capital of Europe
we want. The "European identity" which that plan suggest to impose to
the inhabitants of Brussels, explicitly through marketing techniques,
is neither the identity of the Europeans.
We don't want the whole of Europe to look like South Station's
neighborhood in Brussels, through the Public Private Partnerships which
are promoted for the only benefit (in the best case) of the corporate
world.
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