Fw: [fse-esf] Contribution to the debate on the future of ESF (french)
Matyas Benyik
mbenyik at freemail.hu
Mon Oct 30 13:23:50 CET 2006
Dear Friends,
Forwarding herewith the proposal of Endre Simo, illegitimate "Leader" of the
Hungarian Social Forum's illegitimate Coordination Working Group.
Regretfully it is in French only, but hopefully Babels will translate it
into English soon.
I wish to draw your attention to the following points:
1.) Simo wants to discredit, even exclude from the ESF movement those
persons and groups who consider themselves "horizontalists" and are against
the "verticalists". He is against the people of the local social fora,
including the other groups of the Hungarian Social Forum (i.e. organisations
of the HSF Foundations) who prefer building the movement from the bottom up
and not vice versa.
2.) Simo himself is the one who wishes to exclude from the ESF process
"neostalinists and ultraradicalists", he is on an anticommunist platform.
3.) Simo is suggesting to set up an EPA Secretariat.
In my humble opinion Endre Simo's above proposals are completely against the
principles of the WSF Charter and I disagree.
Best friendly regards,
Matyas Benyik
CEESF Initiative
HSF Foundation
ATTAC Hungary
----- Original Message -----
From: "Simó Endre" <drsimoendre at freemail.hu>
To: <fse-esf at lists.fse-esf.org>; <esfeast at yhoogroups.com>
Sent: Monday, October 30, 2006 12:03 PM
Subject: [fse-esf] Contribution to the debate on the future of ESF (french)
A propos du Forum Social Européeen et son futur
Le Groupe de Travail de Coordination du Forum Social Hongrois
considčre importante lexpérience de quatre ans de vie du Forum Social
Européen dans la lutte pour la paix, les droits de lhomme et les droits
sociaux. Le FSE a contribué a la réunification des forces démocratiques
et de progres social dans la résistence contre le néolibéralisme, la
domination internationale du capital, lexploitation de lhomme et de la
nature, contre toute forme dimpérialisme, pour une nouvelle société
mondiale centrée sur lętre humain, fondée sur la paix, la solidarité et la
coopération entre les peuples, cest a dire pour les objectifs définis
dans la Charte des Principes de Porto Alegre. Dans les pays de lEst le
processus du FSE a contribué a la récomposition des forces
progressistes apres la chute du socialisme accompagnée par la perte
dacquis sociaux fondamentaux, parmis eux la pleine occupation. Les
résultats les plus importants sur le plan du dialogue et de la
coopéaration sociale ont été obtenus en Hongrie, en Pologne, en
Roumanie et en Russie. La coopération au sein des forums nationaux
dans certains pays de lEst a surtout aidé le renforcement de la
gauche, dans dautres il a aussi contribué á la rencontre de forces
sociales et syndicales de souches idéologiques différentes, parfois
cest le cas de la Hongrie á la participation de groupes politiques en
opposition á la politique néolibérale et de guerre de leurs propres
partis au gouvernement ou en opposition. Néanmoins le processus du
FSE, lui seul na pas résulté suffisant á développer un vrai mouvement
de masses capable de changer les rapports sociaux existants. Bienque
les raisons de telle situation soient multiples (faiblesse de lautogestion
et de lautoorganisation, grands problemes financiers, divisions
internes, etc.), sa cause principale á mon avis est a rechercher en
le rocade de forces de gauche sur des positions néostalieniennes,
incapables de mener un vrai travail dorganisation des masses sur des
bases nouvelles, démocratiques, modernes, attrayentes. Au cours des
quatre ans du processus du FSE jai pu constater, que le probleme
nétait pas une exclusivité de lEst, bienque les traditions sectaires
soient particulierement fortes dans les pays ex socialistes, en premier
lieu en Russie. Le probleme est commun dans lensemble de notre
mouvement, donc il faut en parler, pour sortir de limpasse.
Quoi faire?
Il devient de plus en plus incontournable d indiquer ce que nous
voulons, ce que proposons comme alternative sociale. On ne peux plus
continuer par la simple voie du refus et de la négation. Un mouvement
populaire, digne de ce nom, doit definir son propre projet social,
autrement il perdra linteret des gens á long terme. Le mouvement
pour le mouvement est insoutenable, car il manque de projet de
transformation sociale. En partant de lexpérience historique de
lecroulement du socialisme dans les pays de lEst, nous proposons
donc de transformer la réalité capitaliste néolibérale dapres les
contenus suivants: Nous voulons construire une société fondée sur des
formes de propriété pluralistes: coopérative, individuelle, dÉtat, mixte.
La société que nous proposons devrait sorienter vers la meilleure
satisfaction possible des besoins individuels et collectifs. La leçon
historique de lécroulement du socialisme réel dans nos pays de lEst
nous enseigne que la nationalisation et létatisation effrénées des
moyens de production, le totalitarisme dÉtat, conduisent á de grandes
distorsions matérielles et humaines. Il faut éviter de répéter les erreurs
et les tragédies dérivant de la contradiction fondamentale du modele
de socialisme que nous avons connu: la contradiction de la production
sociale et de lexpropriation par lÉtat (patron de tous les moyens de
production). Nous indiquons donc lobjectif dune véritable démocratie
économique, y inclus la production. Au lieu du centralisme démocratique
du parti unique nous voulons le respect de la pluralité des intéręts
sociaux, le contrôle démocratique de léconomie et de la superstructure
socio-politique, par la combinaison de la démocratie représentative et
participative. Pour que le travailleur sente le sien ce qui est le sien.
Nous considérons que lessence męme de la nouvelle société
communautaire doit ętre la démocratie et la liberté, les seules
permettant de libérer toutes les énergies créatives. Lalternative que
nous proposons est la synthčse de lefficacité économique et de la
justice sociale. Il faut sauvegarder du socialisme ce qui était ses vraies
valeurs, sa vertu réelle: les garanties du droit au travail, á lexistence,
ŕ la sécurité sociale. Il faut en męme temps rejeter la nostalgie de la
dictature exercée au nom du prolétariat, nostalgie dont sont porteuses
les tendances néostaliniennes et ultraradicales. Cest dans cette
perspective que nous nous engageons dans la lutte de transformation
de lEurope néolibérale en lEurope Sociale des Peuples.
La question de la guerre et du terrorisme
Nous sommes en présence dune situation ambigue dans notre
mouvement concernant le probleme de la guerre et du terrorisme. Nous
rejetons tous, ou presque tous les guerres, mais il-y-a des gens et
dorganisations entre nous, qui acceptent et justifient les méthodes
terroristes. Méthodes que nous refusons de la maniere la plus résolue.
Il est devenu impératif de clarifier cette situation, non pas pour des
motifs théoriques, mais pour des raisons tres pragmatiques concernant
le futur de notre coopération. Il sagit en effet dune ligne divisoire
fondamentale entre nous. Lors de lAssemblée Européenne de Paris du
19 decembre 2004, et puis au 4-me FSE dAthenes en mai 2006, nous
avons présenté notre position sur la question, qui est la
suivante: Nous sommes opposés ŕ la guerre et au terrorisme au
meme temps, car ils sont deux faces de la męme pičce de monnaie.
Lune et lautre antihumaines, contre la vie, contre le progrčs social,
contre la coexistence et la coopération pacifique des peuples, au
service des intéręts liés á lexploitation, á la domination, á loppression.
Le contraire des principes humanistes, qui nous dirigent. Nous
repoussons toute tentative de justifier la guerre par le terrorisme, et le
terrorisme par la guerre. Accepter la philosophie politique dune telle
justification conduirait lHumanité á la barbarie. Il nous paraît évident,
quen cédant á une telle logique, on se prive de la légitimité de montrer
des alternatives de justice sociale, et lon tombe dans le pičge des
forces fondamentalistes et ultralibérales dOccident et dOrient. La lutte
des peuples pour leur indépendance, leur autodétermination et leur
liberté nest pas du terrorisme. La résistance du peuple irakien contre
loccupation étrangčre, la lutte du peuple palestinien et dautres
peuples pour leur autodétermination et leur autonomie ne relčvent pas
du terrorisme. Nous considérons comme terrorisme les massacres
dinnocents, tels ceux entre autres du 11 septembre á New York, du
11 mars á Madrid,du 1er septembre á Baslan avec la prise en otage
denfants, les attaques-suicides contre la population civile. Les actes de
terrorisme ne peuvent justifier loccupation de lIraq et loppression de
la Palestine, mais offrent de bons prétextes aux forces néolibérales
pour justifier leurs guerres. Si nous voulons rester fidčles á lesprit de
Porto Alegre, nous devons défendre la paix, les valeurs humaines et
refuser ensemble la guerre et le terrorisme.
Alliances pour la réalisation des buts sociaux
Une nouvelle société juste, égalitaire, efficace et démocratique ne
peut se construire que par la participation des ouvriers de lindustrie et
de lagriculture, du monde du travail et de la création. Toute tentation
et inclination de déclancher la révolution sociale sans eux, ou á leur
place, est condamnée á léchec, contraire á la logique de la démocratie
et des intéręts communs, conduisant inévitablement á la négation des
droits de liberté. Lexpérience que nous avons acquise en Hongrie et
dans les autres pays ex-socialistes, nous dit que lunité de la gauche
est indispensable, mais pas suffisante a réaliser nos buts de
transformation sociale. En effet, si nous nous étions opposés á la
participation des masses dorientation politique différente de la nôtre
pendant la campagne contre la guerre en Iraq en février 2003, nous
serions restés isolés et lon naurait pas obtenu en 2004, le retrait du
contingent militaire hongrois de lIraq. Cest pourquoi nous nacceptons
pas la position des ultraradicaux niant la nécessité dactions unitaires
échappant á leur contrôle. Nous naurions remporté limportant succčs
politique et moral lors du référendum du 5 décembre 2004 contre la
privatisation des hôpitaux hongrois, sans lunité daction embrassant
des tendances politiques et sociales distinctes autour de notre
initiative référendaire. ( A cause de notre position dentente, nous
avons été accusés par des groupes néostaliniens et ultraradicaux de
collaborationnisme avec la droite nationaliste et fasciste. ) Lunité
daction ne signifie pas identité idéologique et politique avec des forces
qui nacceptent pas les finalités sociales et lesprit de la Charte de
Porto Alegre. Il signifie la recherche continuelle dententes nécessaires
pour atteindre des objectifs sociaux concrets. Nous considérons que
ces ententes sont indispensables surtout avec des forces politiques,
syndicats, organisations sociales et professionnelles, communautés de
croyants, et dautres, derričre lesquelles il-y-a des masses, oubien
lesquels exercent une influence importante sur les gens. Nous sommes
davis quil faut construire les alliances dans lesprit de la Charte, męme
si elles ne savčrent que partielles, temporaires, occasionnelles,
instables, non fiables, contradictoires, conditionnelles. Notre but
nétant pas une société á nous, mais la société de tous ceux qui
travaillent et créent.
Des regles de bon comportement
Pour mener á bien cet immense travail, nous devons établir tout
dabord des rčgles politiques et morales pour nous-męmes. Il faut que
nous mettions fin aux insinuations, aux calomnies, aux exclusions et
agressions physiques perpétrées par certaines organisations et
groupes de personnes vis-ŕ-vis dautres. Au lieu de coopérer, certains
insultent ceux qui travaillent honnętement, ils lancent contre eux des
invectives et des anathčmes ! Nous proposons daccepter que: Ceux
qui ne respectent pas les finalités de la Charte, ceux qui en excluent
dautres, sauto-excluent a eux-męmes du processus ! Il est intolérable
en effet, que certains soient arrivés jusquau point dexclure par
document écrit et signé, largement diffusé dans nos réseaux, dautres
personnes et organisations fidčles aux principes de la Charte, dédiées
á la lutte commune, démontrant leur capacité dorganisation et de
coopération, sans céder de leur coté á la logique de lexclusion
réciproque, mais au contraire, essayant la recomposition. Aussi nous
avons vu des manifestations dagression physique perpétuées á
légard dactivistes du FSE (voir Londres et Athenes). Certains
continuent á diviser le FSE en verticalistes et horizontalistes, en
opposant les forums locaux au FSE, les jeunes aux vieux, en cherchant
ŕ détourner lattention des tâches sociales communes á réaliser.
Certains veulent faire croire que lhorizontalisme démocratique peut
remplacer lefficacité verticale nécessaire et vice-versa, alors que les
deux sont inséparables. Á notre avis, de telles attitudes nont rien á
voir avec les Principes de Porto Alegre, au contraire, elles font le jeu de
ceux qui ne sont pas intéressés á la réalisation de nos buts sociaux et
de paix. Si nous continuons á tolérer ces attitudes immorales, nous
pouvons courir des risques majeurs de division, de rupture, de crises.
Nous sommes davis, quil ne peut y avoir de compromis, condition
essentielle du consensus, fondé sur lexclusion et la violation des
principes de la Charte régissant notre alliance au sein du mouvement
social. Cest la raison pour laquelle nous proposons dintroduire la rčgle
fondamentale du respect pratique des buts et des normes de
comportement élémentaires.
Ce que nous proposons pour le futur
Nous avons besoin dun FSE different. Notre mouvement doit
accroitre son efficacité sil veut devenir une grande force sociale aux
services du progres social. Des réformes sont devenues necessaires
favorisant lélargissement de notre base sociale, et en męme temps
rendant plus efficace le fonctionnement du FSE. Pour répondre ŕ ces
deux exigences, nous proposons de
1. Définir le projet alternatif de la société que nous proposons
et faire le connaitre aux gens, en vue douvrir un débat démocratique
de quoi faire, comment et avec qui le faire.
2. Indiquer les voies et les alliances sociales et politiques
necessaires pour lachever. (La regle régissant doit etre louverture et
la disponibilité daccepter les valeurs humaines des autres,
particulierement celles des croyants.)
3. Définir les moyens materiels et humains á notre disposition
pour mener á bien lorganisation des masses, leurs mobilisation et
éducation sociale aux niveux europééen et nationaux.
4. Approfondir notre dialogue, notre débat et analyse,
lélaboration scintifique en leur donnant un sense concret de
transformation sociale.
5. Favoriser la convergeance des mouvements sociaux de lEst
et de lOuest par payant beaucoup plus dattention aux problemes des
pays de lEst, les incluant sur des pieds dégalité á lédification de
la Maison Commune: á la lutte pour LEurope Sociale des Peuples.
(Cela exige de dépasser la logique et les frontieres de lUnion
Européenne.) Favoriser le processus de coopération et dunification des
forces sociales et politiques démocratiques et progressistes dans les
pays de lEst.
6. Organiser la visibilité et la diffusion de notre projet social par
les moyens de communication electroniques et écrits: Presse écrite, TV,
Radios. Chercher de créer des moyens de diffusion propres, a notre
disposition.
7. Pour gérer les affaires communes entre deux réunions de
lAEP, nous proposons de créer un organisme ( secrétariat ?) ayant
pour tâche de préparer les assemblées, de coordonner les différentes
initiatives et propositions á lordre du jour, dorganiser techniquement
les rencontres. Cet organisme élu pourrait ętre mandaté pour assurer
la diffusion la plus large possible de nos idées et projets dans les
medias, réagir rapidement aux événements se déroulant en Europe et
dans le monde, gérer les relations du mouvement avec les partis
politiques, les syndicats, et les autres forces sociales non inclues dans
le processus du FSE. Nous proposons donc la création dun organisme
á pouvoirs délégués, mandaté á terme, élu par rotation, révocable,
fonctionnant daprčs les normes de la démocratie participative de Porto
Alegre. (Il sagit de correspondre a la double tache de la
démocratisation et a lacroissement de lefficacité de notre mouvement
social.)
8. LAssemblée Européenne de Préparation des FSE devrait
devenir un véritable forum de débat politique centré sur la maničre de
réaliser les buts de la Charte, ainsi que le projet social commun: une
sorte de Constituante Européenne, en évitant des discussions
interminables sur des questions dimportance secondaire, actuellement
la caractérisant. Vue la décision prise á Paris le 19 décembre 2004,
dorganiser le FSE tous les deux ans dans le futur, lAEP devrait se
réunir une fois par trimestre ou semestre, en des lieux chaque fois
différents et decider sur lorientation du FSE, élaborée dans ses
detailles par des commissions thématiques.
9. Introduire la rčgle politique et morale de lauto-exclusion du
FSE au cas de violation de la Charte et des normes de bon
comportement humain.
Octobre 2006. Endre Simó, gtc Forum Social Hongrois
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