[fse-esf] Appel à solidarit é Arrestation de Paysans en Egypte
cairopalestine
cairopalestine at hotmail.com
Tue May 23 03:19:14 CEST 2006
Je joins la liste des paysans, du journaliste et du militant du comité de
soutien aux paysans de la réforme agraire arrêtés qui vont passer en
jugement demain. (en attachement et en bas du texte)
Faxez vos protestations à l'ambassade d'Egypte 56 av. d'Iéna 75116 PARIS
ambassadedegypteaparis at hotmail.com
fax 01 47 23 06 43
Je joins aussi la dépêche AFP rédigée à partir des témoignages des
journalistes présents.
Francoise (Attac France)
Les 22 égyptiens arrêtés et tabassés dimanche 21 mai à Azbat Mersha (ferme
de Mersha) (2km de la ville de Dekernes) sont accusés "d'insoumission" .
Voici un bref récit des faits:
Environ 600 paysans et paysannes de Azbat Mersha occupaient la parcelle
d'une des familles menacées d'expulsion. 17 fourgons de police arrivés le
matin avaient déployés vars 10 heurs du matin leurs forces en surplomb de la
parcelle pour exécuter le jugement d'expulsion. Les paysans bénéficiaires de
la réforme agraire ont payé de 1964 jusqu'à 2005 la totalité des traites qui
les rendent légalement propriétaires des parcelles qui leur ont été
attribuées au début des années 1960. Mais l'office de la réforme agraire, de
connivence avec l'ancien propriétaire, a refusé de délivrer aux
bénéficiaires leur titre de propriété, comme il a refusé de faire appel dans
le procès gagné par le propriétaire contre l'office de la réforme agraire en
1998. L'office n'a pas prévenu les paysans et les ai laissés continuer de
payer leurs traites jusqu'en 2005. Le propriétaire a engagé des procès
contre les bénéficiaires, sur la base du procès gagné contre l'office de la
réforme agraire et grâce au refus de l'office de fournir aux paysans leurs
titres de propriété. Au fur et à mesure qu'il gagne des procès en première
instance contre des bénéficiaires, le propriétaire les fait expulser par la
police. Il a ainsi récupéré la moitié des 100 feddans (42 hectares)
expropriés en 1964. La parcelle visée par l'expulsion le 21 mai fait partie
des 50 feddans (21 hectares) restants. La plupart des paysans ont engagé des
procès en appel depuis qu'ils ont réussi à obtenir de l'office de la réforme
agraire leurs titres de propriété. Mais les procédures d'appel durent
plusieurs années et la police peut faire exécuter le jugement en première
instance. Depuis un an, les paysans et les paysannes avaient réussi à
repousser la date de l'expulsion en occupant pacifiquement leur terrain. Les
forces de police étaient peu nombreuses (3 à 4 fourgons) et les officiers
compréhensifs. Ce dimanche 21 mai, la situation était différente. 17
fourgons de police (350 policiers) accompagnés de dizaines de policiers en
civil ont investi la parcelle et le village. La Sécurité d'Etat a été
envoyée pour faire arrêter les récalcitrants.
Quatre journalistes étrangers (Jean-Claude Aunos, français, agence Gamma,
Olivier Bonnel, français, pigiste à Ouest France et au Parisien, Thomas
Gadisseux, belge, journaliste indépendant, et Gregoire Duruz (suisse, le
Courrier) ainsi que Bashir Saqr, fonctionnaire retraité et membre du comité
de soutien aux paysans de la réforme agraire sont arrivés sur place pour
enquêter sur les faits avec les protagonistes présents et témoigner de
l'expulsion. Mohamed Abdel Latif, journaliste à l'hebdomadaire d'oppositon
(nassérien) El Karama, était présent sur les lieux depuis 9 heures et avait
déjà eu son appareil photo confisqué par la police.
Les officiers de police en uniforme présents expliquaient aux paysans que
l'expulsion était sans appel pour qu'ils quittent la parcelle. Les officiers
rappelaient aux paysans "que le propriétaire leur avait proposé une
compensation de 10.000 LE par feddan, soit moins d'un dixième du prix du
marché (150.000 LE), qu'ils avaient préféré laisser le propriétaire recourir
aux tribunaux" et qu'ils devaient se soumettre à la décision du tribunal.
De leur arrivée à 11 heures du matin jusqu'à 13 heures de l'après-midi, les
journalistes avaient interviewé les paysans, leurs avocats, et deux
personnes prétendant être les héritiers de l'ancien propriétaire.
Ils avaient décliné plusieurs fois leur identité, montré leurs cartes de
presse et répondu aux questions des policiers en civil. Le photographe
français Jean-Claude Aunos (français, agence Gamma) avait obtenu une
"tolérance" verbale de l'officier de police auquel il avait été présenté, de
photographier et avait pris de nombreuses photos. Il avait interviewé les
paysans, leurs avocats, et les deux personnes qui s'étaient présentés comme
les héritiers de l'ancien propriétaire. Deux journalistes français et belge
avaient également pris des photos et interviewé les paysans. Jean-Claude
Aunos s'était retiré du rassemblement et se reposait dans le rickshaw qui
devait nous raccompagner aux voitures garées au village. Gregoire Duruz
(suisse, le Courrier) interviewaient sur place depuis 2 heures les paysans,
et avait noté leurs témoignages et explications sur un carnet. Olivier
Bonnel (français, pigiste à Ouest France et au Parisien) et Thomas Gadisseux
(belge, journaliste indépendant) interviewaient d'autres paysans et leurs
avocats et prenaient des photos. Olivier Bonnel avait également interviewé
avec Jean-Claude Aunos les deux prétendus héritiers du propriétaire et
proposé de poursuivre l'interview et de leur rendre visite ultérieurement
dans la maison familiale.
Vers 13 heures 30, un officier de la Sécurité d'Etat est venu donner des
instructions. Soudain, sans que rien le laisse prévoir, des policiers en
civil, sur l'ordre de l'officier de la Sécurité d'Etat, ont saisi de façon
inattendue, brutale et "théatrale", Grégoire Duruz, et le tirant hors du
terrain occupé pacifiquement par les paysans et surplombé par les forces de
police.
Olivier Bonnel a été saisi au même moment et emmené de force hors de la
parcelle (pour attirer les paysans dans sa direction), puis ramené au camion
de police. Thomas Gadisseux a été saisi de la même façon. Toutes les caméras
ont été saisies de force ainsi que les portables et effets personnels;
Toutes le photos ont été effacées devant les photographes. Les paysans
choqués par l'arrestation brutale du premier journaliste arrêté, qu'ils
considéraient sous leur protection, ont couru à son secours, alors que la
police l'entraînant hors du terrain. Les forces de police, positionnées en
surplomb et en bordure de la parcelle, investissaient au même moment la
parcelle et poursuivaient les paysans vers l'extérieur en les frappant à
coups de bâtons, de tirs de gaz lacrymogènes, et de jets de pierres.
Certains paysans ont riposté à coups de pierre, que des policiers leurs
renvoyaient, ce qui a retardé la progression des policiers et permis à la
plupart des paysans et paysannes de s'échapper dans les champs et dans le
village. Jean-Claude Aunos a été brutalement tiré du véhicule où il se
reposait par des policiers en civil qui l'ont tiré à terre pendant plusieurs
mètres pour l'amener de force au camion de police situé en surplomb de la
parcelle occupée par les paysans. Les policiers (en civil et en uniforme)
ont arrêté une vingtaine de paysans, Mohamed Abdel Latif, journaliste
égyptien au journal Karama, et Basheer Saqr, membre du comité de soutien aux
paysans de la réforme agraire. Retenus prisonniers pendant une heure et
demie en plein soleil, les journalistes ont été emmenés au poste où leurs
appareils photos (vides), leurs téléphones portables et leur affaires
personnelles leur ont été rendus. Les égyptiens (les 20 paysans, Mohamed
Abdel Latif, journaliste au journal Karama, et Basheer Saqr, membre du
comité de soutien aux paysans de la réforme agraire), ont été sauvagement
battus pendant leur détention, sur la parcelle, dans les fourgons et au
poste de police.
Le procès des 22 égyptiens commence demain, mardi 23 mai. Ils sont accusés
"d'insoumission". Ils risquent d'être condamnés à des peines importantes
"pour l'exemple".
Exigez leur libération et leur acquittement, et envoyez vos protestations
contre l'expropriation des terres des paysans propriétaires de la réforme
agraire, et contre la répression qu'ils subissent aux ambassades d'Egypte
de vos pays.
Participez et faites participer à la manifestation
devant l'ambassade d'Egypte prévue mercredi 24 mai à 14 h à
l'appel du Syndicat de la Magistrature, de la Confédération Paysanne et
autres...
Cette mobilisation avait été prévue suite à l'arrestation de plus de 800
manifestants arrêtés dans les dernières semaines pour soutenir des juges qui
dénonçaient la fraude électorale. Elle voulait aussi appeler à la solidarité
avec les paysans en cours d'expulsion :
Protestez auprès de l'ambassade d'Egypte 56 av. d'Iéna 75116 PARIS
ambassadedegypteaparis at hotmail.com
fax 01 47 23 06 43
Merci d¹envoyer une copie de votre envoi au Comité de soutien des paysans
bénéficiaires de la réforme agraire egyptianpeasantsolidarity at gawab.com
> *Dimanche 21 Mai 2006 **
> *EGYPTE : Arrestations de paysans et de journalistes.**
>
> ***Beshir Sakr, activiste, membre fondateur du Comité de soutien aux
> paysans bénéficiaires de la réforme agraire, cinq journalistes et des
> dizaines de paysans ont été arrêtés dans une violence extrême, à
> Dekernes (Delta du Nil). ***
>
> *Les cinq journalistes ont été tabassés et leur materiel a été arraché
> de force.***
>
> *Hamada Abdellatif (égyptien, Karama)***
> *Jean-Claude Aunos (français, agence Gamma)***
> *Olivier Bonnel (français, pigiste à Ouest France et au Parisien)***
> *Thomas Gadisseux (belge, journaliste indépendant)***
> *Gregoire Duruz (suisse, le Courrier)**** ***
>
> *Invités par le Comité de soutien aux paysans bénéficiaires de la
> réforme agraire, ils couvraient leur rassemblement pacifique de 600
> personnes, principalement des paysans et leur famille. Les manifestants
> faisaient le siège de leur terres pour protester contre une décision
> inique d' expropriation, lorsque les forces de police sont violemment
> intervenues, ce dimanche 21 mai, pour les expulser des terres dont ils
> sont pourtant propriétaires de pleins droits (en ayant payer les droits
> de 1964 à 2004)***
>
> ***Quelques heures plus tard, les "Européens "ont été libérés mais les
> Egyptiens arrêtés ont été déférés en comparution immédiate devant le
> juge. Ils sont toujours en détention.***
>
> *Les paysans égyptiens résistent à l'expropriation de leurs terres suite
> à la remise en cause totale des mesures de la réforme agraire, et au
> profit des grands propriétaires terriens, qui récupèrent ces terres et
> les revendent aussitôt dans le marché de la spéculation foncière.
> L'agriculture se meurt en Egypte et le pays vit dans une dépendance
> alimentaire aggravée d'année en année. Les paysans égyptiens affrontent
> une répression farouche. Il y a juste un an, et dans une vague
> d'arrestations massives pour briser la résistance à cette expropriation,
> une paysanne est morte sous la torture, et 7 paysans ont été condamnés
> par les tribunaux, des dizaines de paysans sont toujours en fuite.***
>
> *Via Campesina, le syndicat paysan internationalement engagé, a
> récemment délégué un représentant auprès des comités de paysans
> égyptiens pour constater la situation et pour les soutenir**. *
>
> *Envoyez vos protestations contre l'expropriation des terres des paysans
> et contre la répression qu'ils subissent aux ambassades d'Egypte de vos
> pays. Me**rci d¹envoyer une copie de votre envoi au Comité de soutien
> des paysans bénéficiaires de la réforme agraire :
> egyptianpeasantsolidarity at gawab.com
> <mailto:egyptianpeasantsolidarity at gawab.com>.*
>
> * *
>
> * *
>
------ Forwarded Message
Beshir Sakr, activiste, membre fondateur du Comite de soutien aux
> > paysans beneficiaires de la reforme agraire, cinq journalistes et des
> > dizaines de paysans ont ete arretes dans une violence extreme, a
> > Dekernes (Delta du Nil).
> >
> > Les cinq journalistes ont ete tabasses et leur materiel a ete arrache
> > de force.
> >
> > Hamada Abdellatif (egyptien)
> > Jean-Claude Aunos (francais)
> > Olivier Bonnel (francais)
> > Thomas Gasseux (francais)
> > Gregoire Duruz (suisse)
> >
> > Invites par le Comite de soutien aux paysans beneficiaires de la
> > reforme agraire, ils couvraient leur rassemblement pacifique de 600
> > personnes, principalement des paysans et leur famille. Les
> > manifestants faisaient le siege de leur terres pour protester contre
> > une decision inique d' expropriation, lorsque les forces de
> > police sont violemment intervenues, ce dimanche 21 mai, pour
> > pour les expulser des terres dont ils sont pourtant propriétaires de
> > pleins droits (en ayant payer les droits de 1964 à 2004).
--
Dans le village Dekermes dans la vallée du Nil la police vient d'intervenir
pour expulser des
paysans ce dimanche 21 mai vers 13 h 30 heure française. Les familles de
paysans avaient organisé
un sitting pacifique sur leurs terres. La police a chargé, frappé, arrêté
des paysans
et commencé l'expulsion. 5 journalistes français, dont un photographe de
l'agence Gamma, se sont fait tabasser, traîner et voler leur matériel et
leurs photos. L'ambassade et Reporters sans Frontières ont été avertis. Un
membre du comité de soutien Beechir, instituteur à la retraite a également
été arrêté. Sa situation est une des plus graves puisqu'il risque une
comparution immédiate avec procès et emprisonnement, dans un pays où
manifestations, organisations syndicales et politiques sont interdites. Il
n'aura pas la protection d'une ambassade étrangère...
Ils nous demandent de diffuser cette info au maximum et de préparer la
mobilisation devant l'ambassade d'Egypte prévue mercredi 24 mai à 14 h à
l'appel du Syndicat de la Magistrature, de la Confédération Paysanne et
autres...Cette mobilisation avait été prévue suite à l'arrestation de plus
de 800 manifestants arrêtés dans les dernières semaines pour soutenir des
juges qui dénonçaient la fraude électorale. Elle voulait aussi appeler à la
solidarité avec les paysans en cours d'expulsion :
eh bien nous y sommes !
Protestez auprès de l'ambassade d'Egypte 56 av. d'Iéna 75116 PARIS
ambassadedegypteaparis at hotmail.com
fax 01 47 23 06 43
A diffuser le plus largement possible, sensibiliser associations, syndicats,
journalistes...potentiellement motivés sur cet appel
Jean-Marc Desfilhes
Confédération paysanne
www.confederationpaysanne.fr
------ End of Forwarded Message
LIBERATION ET ANNULATION DES CHARGES CONTRE LES 22 PAYSANS ARRETES A AZBA
MERSHA (DEKERNES, EGYPTE)
22 égyptiens ont été arrêtés, battus et emprisonnés par les forces de
l'ordre lors de l'occupation pacifiste par quelques centaines de paysans et
paysannes de Azbar Mersha (Dekernes) du champs de 7 paysannes bénéficiaires
de la réforme agraire, dimanche 21 mai 2006. Environ 600 paysans et
paysannes s'étaient rassemblés depuis le matin contre l'expulsion annoncée
par les forces de polices le même jour, en exécution d'un jugement de
première instance contesté en appel par les paysannes. Ce jugement autorise
les héritiers de l'ancienne propriétaire à reprendre une terre que la
réforme agraire a vendu aux bénéficiaires. Les bénéficiaires ont fait appel
sur la base des traites payées jusqu'en 2005 et titres de propriété que
l'organisme de la réforme agraire leur a délivrés, en vertu de leurs
paiements effectués continuellement de 1964 à 2005.
Le gouvernement n'aurait pas du autoriser l'exécution du jugement
d'expulsion alors que les paysans avaient fait appel sur la base les titres
de propriété obtenus de l'Office de la Réforme agraire.
Les paysans étaient en droit de refuser cette expulsion parce que les
parcelles visées par l'expulsion sont leur moyen de subsistance.
Les forces de Sécurité ont provoqué les paysans en arrêtant de façon brutale
et injustifiée les journalistes étrangers qui enquêtaient depuis deux
heures. Les journalistes avaient présenté leurs accréditations, décliné leur
indentité et répondu aux questions des officiers de police et agents en
civil de la Sécurité. Après deux heures de présence, ils ont été
brutalement saisis sans sommation, molestés et traités comme s'ils avaient
commis un délit, entraînés hors de la parcelle comme s'ils devaient être
battus hors de la vue des personnes présentes. Les paysans se sont
précipités pour s'interposer et les libérer. Ils ont été chargés à coups de
batons par les forces de police qui ont arrêté vingt personnes et les ont
sauvagement battues sous prétexte qu'elles avaient résisté à leur
arrestation.
Nous protestons contre l'arrestation arbitraire des égyptiens présent à
Azbar Mersha (Dekernes) le 21 mai 2006, les mauvais traitements qui leur ont
été infligés et exigeons leur libération immédiate et l'annulation des
charges qui leur ont été injustement attribuées.
1- Basheer Mohamed Abdel Rahman Saqr, retraité
2- Mohamed Abdel Latif Elsayed (journaliste à el Karama)
3- Elsayed Awad Ahmed Rashid
4- Rashid Awad Ahmed Rashid
5- Awad Ahmed Rashid
6- Ali Said Gohari
7- Mohamed Abdel Wafa
8- Mahmoud Rashid Awad
9- Mohamed Ibrahim Elsayed
10- Mahmoud Rashid Awad
11- Ahmed Mohamed Ahmed
12- Mahmoud Mohamed Ali
13- Mohamed Sabry Abdel Hadi
14- Elsayed Mohamed Ahmed Ali Said
15- Elsherbini Elsayed Elsherbini
16- Mohamed Abdelhamid Elsisi
17- Fouad Abuelmaaaty Abdallah
18- Gamal Mohamed Ahmed Youssef
19- Youssef Elsayed Youssef
20- Hamdy Abdel Fatah
21- Mahmoud Hamdy Abdel Fatah
22- Mosaad Abdallah Elgana
-------------------------------------------------
© 1994-2006 AFP
Des journalistes étrangers interpellés brièvement en Egypte
EGYPTE-PRESSE-ARRESTATION - 21/05/2006 17h55 GMT - AFP
LE CAIRE, 21 mai 2006 (AFP) - Quatre journalistes étrangers ont affirmé à
l'AFP avoir été brièvement interpellés dimanche, et pour deux d'entre d'eux
avoir été battus, par des policiers égyptiens alors qu'ils couvraient une
expulsion de paysans dans le Delta, dans le nord de l'Egypte.
Ces journalistes, deux Français, Jean-Claude Aunos, de l'agence Gamma,
Olivier Bonnel, pigiste pour le quotidien Le Parisien, ainsi qu'un Suisse,
Grégoire Durus, et un Belge, Thomas Gadisseux, ont tous été libérés au bout
de deux heures.
Ils s'étaient rendus dans un village près de Mansourah (environ 150 km au
nord du Caire), où la police avait été chargée d'expulser par la force,
suite à une décision judiciaire, 22 familles de paysans.
"Des policiers en civil nous ont visiblement repérés, puis ils nous ont
brusquement agrippés en nous rouant de coups", a indiqué M. Aunos.
M. Gadisseux affirme aussi avoir été frappé, avant d'avoir été retenu, ainsi
que les trois autres, dans un champ à l'écart de l'opération d'expulsion
menée, selon eux, par 300 policiers armés.
Menés ultérieurement dans un poste de police, ils ont pu récupérer leur
matériel et les téléphones portables qui avaient été confisqués lors de leur
interpellation.
an/vl
© 1994-2006 AFP
------ End of Forwarded Message
-------------- next part --------------
A non-text attachment was scrubbed...
Name: lettre de protestation ? l'Ambassade.rtf
Type: application/octet-stream
Size: 3604 bytes
Desc: not available
Url : http://lists.fse-esf.org/pipermail/fse-esf/attachments/20060523/f66c491e/lettredeprotestationlAmbassade-0001.obj
More information about the FSE-ESF
mailing list