[fse-esf] G8! SOS repressions

Clement Carine carine_clement at hotmail.com
Sat Jul 8 15:50:26 CEST 2006


Le Comité d’organisation du Contre G-8 et du Forum social russe de 
St-Pétersbourg demande aux réseaux internationaux de se mobiliser contre les 
répressions que subissent les militants des réseaux syndicaux, associatifs 
et politique de lutte en Russie.

Ci-dessus un article décrivant la situation :

Préparation du G8 : Vague d’arrestations sur plusieurs régions de Russie
Depuis des semaines déjà les services secrets et la police s’intéressent de 
près aux militants russes liés aux réseaux altermondialistes ou aux 
mouvements sociaux de protestation. A l’approche du Contre-Sommet et du 
Forum social de Russie du 13-16 juillet 2006, la tension monte. Depuis le 5 
juillet se sont multipliées les « arrestations préventives » de militants 
s’apprêtant à prendre le train pour Saint-Pétersbourg.
Dans la nuit du 6 au 7 juillet ont été débarqués du train manu militari six 
militants de l’association « Pour le développement de la région de Nakhodka 
» (Extrême-Orient russe). Tatiana Kortchevnaïa a réussi à joindre par 
téléphone les organisateurs du Forum social à la gare de Tchita, puis leurs 
traces se perdent dans la nature… Juste avant de disparaître, les militants 
ont fait savoir qu’ils avaient été tabassés à la sortie du train.
Jeudi 6 juillet, alors qu’il était déjà dans le train en partance pour 
Saint-Pétersbourg, Roman Bourlak, du mouvement des jeunes communistes de 
Krasnoïarsk a été interrogé par les services de sécurité. Il s’est très vite 
fait « voler » son passeport, ce qui le soumet à des contrôles d’identité 
incessants. A un énième contrôle, les policiers ont découvert – oh surprise 
– de la dynamite dans le wagon où il voyageait. A la gare de Atchinsk 
(région de Krasnoïarsk), il a été embarqué au poste de police local.
A Novossibirsk, Vadim Ivanov, un jeune militant d’une organisation radicale 
appelée « Avant-garde de la Jeunesse Rouge », est porté disparu depuis 
jeudi. Alors que ses camarades l’attendaient au départ du train, il ne s’est 
pas présenté. Son portable ne répond pas...
A Ijevsk (République d’Oudmourtie) un jeune anarchiste membre du Soviet 
(Conseil) local de coordination des luttes a été arrêté en pleine rue, jeudi 
également. Il a passé toute la journée et la nuit au poste. Accusé d’avoir 
harcelé des gens dans la rue, il était menacé de 15 jours d’arrêt. Il s’est 
heureusement trouvé des juges honnêtes pour le disculper de ces accusations 
mensongères. Il a été libéré dans la nuit du jeudi au vendredi, en grande 
partie grâce à la mobilisation des militants du Conseil des luttes, eux 
aussi du voyage pour le Contre-Sommet.
A Tomsk un syndicaliste de la Confédération Sibérienne du Travail a été 
également arrêté le 6 juillet, à la veille de son départ pour 
Saint-Pétersbourg, mais il a eu moins de chance. Après un jugement tronqué 
et sur une accusation fabriquée, il a été emprisonné pour 10 jours. A 
l’heure actuelle, il est en grève de la faim pour protester contre ce procès 
inique.
A Moscou même, autour de 22 heures jeudi, un groupe de jeunes anarchistes 
tranquillement assis dans un parc du centre-ville, a été embarqué par les 
policiers, attirés par des affiches anti-G8 qui traînaient dans les 
parages... Après interrogatoire, ils ont été libérés au bout des trois 
heures réglementaires, mais les affiches ont été confisquées...
A Saratov un militant du Parti National-Bolchévique a été sorti du train le 
5 juillet et a passé neuf heures dans les locaux des services de lutte 
contre l’extrémisme. Motif invoqué : il serait recherché par la police 
fédérale. Or c’est un étudiant de 2è année de l’Institut de polytechnique de 
Saratov qui n’a rien d’un criminel en fuite.
A Barnaoul (Altaï) plusieurs membres des jeunes communistes subissent depuis 
quelques jours des interrogatoires répétés. Leurs parents reçoivent des 
coups de téléphone de policiers « inquiets » pour le sort de leurs enfants. 
Tout cela pour dissuader les jeunes de participer au Contre-Sommet de 
Saint-Pétersbourg.
Des incidents de ce type ont été déclarés encore dans plusieurs autres 
villes de Russie, ce qui n’augure rien de bon quant à l’attitude du pouvoir 
à l’encontre du Contre-Sommet. Rappelons que les 13-15 juillet aura lieu le 
second Forum Social Russe au stade Kirov de Saint-Pétersbourg, où sera érigé 
un village de tentes. Les autorités fédérales et régionales ne se privent 
pas de faire la publicité de leur grandeur d’âme vis-à-vis des « 
antiglobalistes » auxquels ils ont accordé le stade. Mais elles se gardent 
bien d’afficher les répressions en coulisses. De plus, selon les 
informations en provenance du Comité d’organisation du Contre-Sommet, 
l’autorisation de manifester (le 15 juillet dans l’après-midi) aurait été 
refusée aux altermondialistes et militants des mouvements sociaux.
A la veille du G8 la tension monte, et les nuages se concentrent au-dessus 
du stade Kirov, rappelant de mauvais souvenirs chiliens...
Carine Clément (journaliste et membre du Comité d’organisation du RSF et du 
Contre-Sommet)




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