[CIFS] Durban : face à l'emballement climatique et l'inaction gouvernementale, Occupy COP-17 !
Maxime Combes
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Sat Nov 26 15:19:05 CET 2011
Pour votre information, un communiqué Aitec-Attac France
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*Durban : face à l'emballement climatique et l'inaction gouvernementale, *
*Occupy COP-17 !*
Le paysage des négociations climatiques qui s’ouvrent à Durban (28
novembre-9 décembre 2011) est sombre. Les pays industriels ne respectent
pas les modestes engagements pris à Kyoto en 1997. Les émissions de gaz à
effet de serre ont augmenté de 6 % en 2010 par rapport à 2009, dépassant le
pire des scénarios du GIEC. Les transferts financiers visant à contenir le
changement climatique et à s’adapter sont toujours attendus et aucun accord
n’a été trouvé pour l'organisation du Fonds vert pour le climat. Le seul
traité international dont nous disposons, le protocole de Kyoto, est vidé
de sa substance : aucun engagement contraignant de réductions d'émissions
n'est pris pour l'après-2012. L’échéance pour un nouveau traité est
repoussée au mieux à 2020, au moment où le GIEC fait le lien entre le
changement climatique et les événements météorologiques extrêmes,
inondations, ouragans, sécheresse, orages violents !
L’heure est à l’unilatéralisme, rebaptisé stratégie « bottom up ». D'un
régime contraignant avec objectif global de réduction des émissions, on
passe à l’enregistrement de déclarations d’intention unilatérales. Les pays
industriels, États-Unis en tête, refusent un accord politique visant à
réduire de manière contraignante les émissions de gaz à effet de serre.
À Durban, les techniciens de la finance climatique vont tenter de
mettre en place le Fonds vert et attirer les capitaux privés sous le haut
patronage de la Banque mondiale, avancer sur la transformation des forêts
en produits financiers (programme REDD+) et sur l’inclusion des sols dans
les mécanismes financiers d’attribution des droits à polluer, préserver les
marchés du carbone et autres « mécanismes de flexibilité » du protocole de
Kyoto. Place donc aux « expert s», pour des arrangements sans traité
international, sans ratification des parlements nationaux. Pour eux, le
changement climatique n’est pas l’affaire des peuples !
ATTAC et AITEC seront présentes à Durban avec les mouvements sociaux
africains et sud-africains, avec le mouvement pour la justice climatique,
pour construire des alternatives locales et globales au modèle
productiviste responsable de la crise climatique. Pour pérenniser ces
résistances et les expériences locales, nous avons besoin d’un traité
international, qui leur donne un cadre, qui soit discuté de manière
multilatérale, qui permette un débat démocratique et rende la parole aux
peuples.
Avec les mouvements sociaux présents à Durban nous disons : Occupy
COP17 !
Paris, le 24 novembre 2011
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