[CIFS] (urgent) appel à signer pour grêve européenne 12 mars
Sophie Banasiak
sophie.banasiak at gmail.com
Mon Mar 1 10:12:05 CET 2010
Bonjour,
Merci de nous dire rapidement si vous pouvez soutenir et signer cet appel
(ci-dessous et en pj), porté par plusieurs associations, syndicats et
organisations de jeunes, et que nous prévoyons de diffuser à partir de jeudi
(avec matériel militant, 4p etc)
merci de diffuser l'info!
Amicalement
Sophie
0650152692
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* *Grêve européenne
*A*ppel à mobilisation
Aujourd’hui, *des mobilisations s’amplifient dans toute l’Europe *face à la
marchandisation du savoir. Un sommet alternatif sera organisé à Bruxelles à
l’occasion du* conseil européen des 25 et 26 mars* qui fera le bilan
de la *stratégie
de Lisbonne*, et alors que les Etats vont célébrer à Vienne, les* 11 et 12
mars*, les *dix ans du processus de Bologne*, des réseaux étudiants et
universitaires dans différents pays européens agissent, préparent un
*contre-sommet
militant*, et appellent ensemble à une véritable *grève européenne*.
Ces mouvements sociaux percent l’épaisse couche de consensus qui prévaut
dans les institutions : sous prétexte d' « harmoniser » les systèmes
d’enseignement supérieur, le *processus de Bologne* prépare leur mise en *
concurrence* et privatisation rampante. Il s’inscrit dans la stratégie de
Lisbonne, dite pour « l’économie de la connaissance la plus compétitive et
la plus dynamique du monde », et qui a guidé les politiques européennes
depuis dix ans. Celle-ci prévoit entre autres choses l’édification d’un *marché
européen de l’enseignement supérieur et de la recherche*. C’est dans ce
cadre que s’inscrivent les récentes réformes mise en œuvre au niveau
national dans les différents pays européens.
Au nom de la « compétitivité », ces réformes obligent les Universités à
recourir à des *financements privés* et à augmenter les *droits de scolarité
*. Elles creusent les *inégalités* en contraignant de plus en plus
d’étudiants à un *endettement massif *qui décourage les plus démuniEs de la
poursuite des études. Le service public est sacrifié à la rentabilité : sur
le « marché du savoir », *les étudiantEs sont* *sélectionnéEs en fonction de
leurs ressources*. Avec la mise en place de méthodes de gestion
managériales, la précarisation des personnels, l’accroissement du pouvoir
des entreprises, *le savoir tend à être mis entièrement au service des
intérêts économiques, au détriment de ses fonctions sociétales*, et les
filières jugées « peu rentables » sont le plus souvent promises à la
disparition…
L'éducation est l’une des plaques tournantes du système, sa transformation
traduit et détermine des *rapports de forces nouveaux dans la société*, qui
*pèsent sur les droits sociaux des (futurs) travailleurs/chômeurs.*
C’est en effet tout un modèle social que la stratégie de Lisbonne entreprend
plus largement de *déconstruire, *en poursuivant un objectif général
de*déréglementation et dérégulation
*. Ce n’est pas seulement le monde de la connaissance qui est attaqué mais
aussi celui du *travail, flexibilisé et précarisé*, les *grands services
publics*, tels que l’énergie ou les transports, qui sont *soumis à la
concurrence, désorganisés et privatisés*, les systèmes de solidarités et de
redistribution grignotés par le *dumping social et fiscal,* *l'environnement
ravagé* par les logiques productivistes d'une pseudo « croissance économique
durable » ...
Par la nécessaire « adaptation à la mondialisation », on justifie ainsi
toutes les régressions sociales et catastrophes écologiques, alors même que
c’est la Commission européenne de concert avec les gouvernements qui a
développé le* libre-échange comme moyen de faire peser une contrainte sur
les choix publics*. L’objectif de ces politiques est d’augmenter toujours
plus les *profits et revenus des classes dominantes*, et *d’asseoir leur
pouvoir à la fois économiquement et culturellement*. Quand la Commission
européenne ambitionne de « diffuser dès les petites classes l’esprit
d’entreprise », *ce n’est pas seulement le savoir, mais aussi la pensée et
la société entière au service d’une minorité détenant le pouvoir économique*.
**
Les résistances et mobilisations doivent *converger, ici et en Europe*,
contre toutes ces attaques, contre la précarité, le chômage, la casse des
solidarités et des services publics, le pillage de l’environnement, la
marchandisation du savoir...
Nous devons mettre en réseau et solidariser les luttes en Europe, initier un
nouveau processus militant, amorcer les premiers contours d'un *contre-système
éducatif qui irait de pair avec une nouvelle définition des priorité
économiques et sociales*.
Aussi appelons-nous à *participer au contre-sommet de Vienne *et nous
inscrivons-nous pleinement dans l’appel aujourd’hui lancé à la *grève
européenne*. Solidaires des actions menées dans ce cadre dans toute
l’Europe, nous appelons à *faire grève sur nos universités lors de la
journée d'action du 12 mars *pour faire de celle-ci un temps fort de* la
mobilisation européenne*. Nous appelons aussi* *à* deux semaines d’actions
locales du 11 au 26 mars*, faisant la jonction entre le contre-sommet de
Vienne et le Sommet alternatif de Bruxelles, entre les luttes contre la
marchandisation du savoir et les enjeux plus larges de la stratégie de
Lisbonne qui au nom de la compétitivité détruit les droits sociaux. Il faut
*nous réapproprier l’espace public*, par le débat et l’action militante,
dans les amphis et les cafés, dans la rue et le métro, pour montrer et faire
entendre qu’*une autre Europe existe, une Europe résistante et en mouvement*…
Signataires : Attac Campus, Fédération Sud Etudiant, Fac Verte, NPA jeunes…
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