[CIFS] 5 avril : Manifestation nationale contre le racisme

antoine boulangé antoine.boulange at noos.fr
Wed Mar 26 22:05:19 CET 2008


Collectif UniEs Contre l’Immigration Jetable - RESF - collectifs de
sans-papiers



Pour une société fraternelle et solidaire, un sursaut citoyen s'impose

nous manifesterons tous ensemble le 5 avril à Paris 14H30 Place d’Italie

http://www.contreimmigrationjetable.org/

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La France c’est tous ceux qui y vivent La xénophobie d’Etat tue les droits
de tous

Français, immigrés égalité - solidarité !

Une politique qui nie les droits fondamentaux

L'acharnement de ces dernières années contre les étrangers est
impressionnant. Pas

moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des
étrangers

installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur
statut juridique :

attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication des
restrictions du

droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation
drastique du

regroupement familial.

Le gouvernement impose une vision utilitariste de l'immigration. Après avoir
établi des

listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l'UE
et travailleurs

du reste du monde, il a l'intention de modifier la Constitution au printemps
pour

introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les
expulsions, il veut

créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers.
Il souhaite

faire adopter à l’échelle européenne une disposition rendant impossible à l’
avenir

toute opération de régularisation d’envergure.

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi
les

étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d’
origine

étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e) par des contrôles d’
identique

iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français « issus de

l’immigration » se voient humilier quotidiennement ? Combien d’étrangers se
voient

refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre
avec leurs

proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la
malveillance tatillonne

des préfectures ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le
droit

d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne
serait

que de complaisance ?

Une politique du chiffre qui tue

Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect

des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre
indélébile dans le

Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu'ils
atteignent des

objectifs chiffrés, mise en place de camps d'enfermement aux frontières de
l'Europe
.

Chaque jour la descente dans l'ignominie s'accélère. Cet acharnement
répressif brise

et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des
risques

parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades
)

Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et

injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de
moyens

policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires,
portuaires et

aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l'aide
au

développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à
vivre en

France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient
plus tenus

d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des
cotisations sociales

de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans
les caisses de

la protection sociale.

Une politique qui réprime la solidarité

Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l
’égard

des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité,
multiplication des

poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux
et des

inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.

Afin d'aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la
division : le pouvoir

oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l’invasion de la France,
il oppose

les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés, les étrangers en situation
régulière

aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du
public


Une politique qui instrumentalise l'immigration au profit d'une politique

antisociale et liberticide

Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner
l'opinion des

vrais problèmes : pouvoir d'achat, protection sociale, retraites, précarité,
services

publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations
.

Cette politique qui fait système est aujourd'hui notamment incarnée par le
ministère de

l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du
co-développement. Elle

présente les étrangers comme une menace pour "l’identité nationale". Cette

conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite.
Elle

contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre
société en Etat

policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais
également

envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de
fraternité et de respect

de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se
replie de

plus en plus sur lui-même.

Nous refusons cette politique ultra-libérale de casse du code du travail et
salarial, dont

les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique
européenne

dictée par le patronat européen pour une "immigration choisie", permettant
in fine

cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des
filières

d'immigration de travail.

La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la
civilisation

et de la démocratie.

Ce projet de société n'est pas le nôtre !

La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :

La suppression du ministère de "l’identité nationale",

L’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l'arrêt des expulsions et la
fermeture des

centres de rétention,

L'arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,

L’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,

L'abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les
quotas,

La mise en œuvre d'une autre politique européenne, à l'opposé de l'Europe

forteresse,

Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et
tous,

Des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,

La régularisation des sans papiers,

L'abolition de la taxe à l'emploi pour l'embauche de travailleurs étrangers,

Une politique d'accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en

France.

Pour une société fraternelle et solidaire,

un sursaut citoyen s'impose

nous manifesterons tous ensemble

le 5 avril à Paris

14H30 Place d’Italie

http://www.contreimmigrationjetable.org/
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