[CIFS] Fwd: [avenir-dattac-discussion] Fwd: Le vrai scandale de
Radio Caracas Television
Bernard Cassen
bernard.cassen at monde-diplomatique.fr
Fri Jun 1 17:14:24 CEST 2007
Aux membres du CIFS
Bien amicalement.
Bernard Cassen
VENEZUELA : LE VRAI SCANDALE DE RADIO CARACAS TELEVISION
>
>> Chères amies, chers amis,
>>
>> La campagne politique et médiatique de dénigrement du processus
>> de transformation sociale en cours au Venezuela a atteint des
>> sommets ces derniers jours. Le dernier prétexte en date est le non
>> renouvellement de la concession de la fréquence hertzienne de la
>> chaîne de télévision Radio Caracas Television (RCTV), venue à
>> échéance le 27 mai, et l'attribution de cette fréquence à une
>> chaîne de service public (TVES).
>>
>> C'est un véritable flot de mensonges qui a déferlé sur les grands
>> médias et qui a pu semer le trouble chez certains auxquels on a
>> délibérément omis de préciser que RCTV peut continuer à émettre
>> sur le cable, sur le satellite et sur Internet.
>>
>> Pour éclairer votre jugement et montrer où, à mon avis, se situe
>> le vrai scandale de RCTV, je vous adresse trois documents :
>> - un texte, "Désinformation sur le Venezuela" que j'ai publié dans
>> la "valise diplomatique" du site du "Monde diplomatique" (http://
>> www.monde-diplomatique.fr/)
>> - pour celles et ceux qui lisent l'espagnol, le texte d'un
>> journaliste argentin publié par l'agence de presse ALAI (Agencia
>> Latinoamericana de Informacion), "Quand le normal est présenté
>> comme de l'extraordinaire")
>> - un texte signé par une trentaine de membres du Conseil
>> international du FSM présents à sa réunion de Berlin du 30 et le
>> 31 mai. Ce texte (en français, anglais et espagnol) et les noms
>> des signataires seront publiés sur les listes du FSM.
>>
>> Je tiens à la disposition de tous une abondante documentation sur
>> cette affaire.
>>
>> Bernard Cassen
>>
>> I.- TEXTE DE LA "VALISE DIPLOMATIQUE"
>>
>> Désinformation sur le Venezuela
>>
>> L'affaire ne pouvait être que de portée planétaire puisqu'elle a
>> donné
>> lieu, ces derniers jours, à des déclarations quasiment simultanées du
>> Sénat des Etats-Unis, du Parlement européen et de la présidence
>> allemande de l'Union européenne, sans parler des articles fleuves et
>> des éditoriaux de la plupart des grands médias occidentaux. De quoi
>> s'agit-il ? De l'Iran, du réchauffement climatique, de la Palestine,
>> du Darfour ? Tout faux : la gravissime affaire en question est le non
>> renouvellement, par le gouvernement vénézuélien, de la concession de
>> 20 ans, venue à échéance le 27 mai, d'une chaîne de télévision
>> privée,
>> Radio Caracas Television (RCTV), afin d'installer sur sa fréquence
>> hertzienne une chaîne de service public. C'est-à-dire exercer le
>> droit
>> souverain qu'a chaque Etat de disposer des biens publics rares que
>> sont les fréquences hertziennes.
>>
>> Atteinte aux droits de l'homme, à la liberté d'expression, censure,
>> dérive autoritaire, totalitaire - voire fasciste -, toute la panoplie
>> du vocabulaire rodé depuis des années contre le gouvernement de M.
>> Hugo Chavez a été utilisée à nouveau massivement en cette
>> circonstance.
>>
>> Du côté politique, on retiendra d'abord la résolution votée à
>> l'unanimité, le 24 mai, par le Sénat américain, en particulier par
>> les
>> aspirants démocrates à la succession de M. George Bush, contre la «
>> fermeture » de RCTV. Votée précisément par les mêmes qui, reniant
>> leurs promesses électorales, venaient, également à l'unanimité, de
>> donner leur accord aux 100 milliards de dollars de crédits militaires
>> demandés par la Maison Blanche pour la poursuite de l'occupation de
>> l'Irak. Un bel exemple de rigueur démocratique.
>>
>> Par la voix des services de Mme Angela Merkel, présidente en exercice
>> du Conseil européen, l'Union européenne est également allée très loin
>> dans l'hypocrisie. Dans une déclaration du 28 mai, elle « a noté avec
>> inquiétude la décision du gouvernement de la République bolivarienne
>> du Venezuela de laisser expirer la licence d'émission de Radio
>> Caracas
>> Télévision (RCTV) le 27 mai, sans appel d'offres ouvert pour la
>> licence qui lui succède ». On ne sache pas, entre maints autres «
>> oublis », que l'Union ait fait semblable déclaration et ait exigé un
>> nouvel appel d'offres lorsque la licence d'émission de TF1, accordée
>> en 1987 pour 15 ans, a été reconduite par le gouvernement français en
>> 2002 dans la plus totale opacité. Pourtant, la « télé-poubelle » de
>> MM. Bouygues, Le Lay et Mougeotte avait tourné en dérision les
>> engagements qu'elle avait pris dans son cahier des charges en
>> invoquant son « mieux-disant culturel ». Tout indique qu'elle
>> continuera impunément à le faire avec son nouveau patron, M. Nonce
>> Paolini, flanqué de M. Laurent Solly, transféré du jour au lendemain
>> du « staff » de M. Nicolas Sarkozy à sa filiale médiatique.
>>
>> Pour ce qui est de l'abondante production des médias français, avant
>> et après la date du non renouvellement de la concession de RCTV, la
>> palme de la désinformation revient sans conteste, entre maints autres
>> articles de la même veine, à l'éditorial d'un quotidien de référence,
>> daté du 27-28 mai et intitulé « Censure à la Chávez ». Il vaut la
>> peine d'en citer et d'en commenter quelques passages.
>>
>> D'emblée le ton est donné : « Le président Hugo Chávez a ordonné la
>> disparition de RCTV ». Non, RCTV ne « disparaît » pas : elle peut
>> continuer à émettre sur le câble, par Internet et sur le
>> satellite, et
>> va sans aucun doute le faire. Mais, comme la loi le prévoit, sa
>> fréquence hertzienne et sa couverture nationale reviennent au service
>> public à l'échéance de la concession dont elle bénficiait. Ou bien
>> faudrait-il considérer que cette concession à durée limitée de RCTV
>> était, en fait, à durée illimitée ? Et cela en fermant les yeux sur
>> ses multiples entorses à son cahier des charges qui lui avaient
>> notamment valu d'être fermée pour des durées de 24 heures à 3 jours
>> non pas par les gouvernements de M. Chávez, mais, en 1976, 1980,
>> 1981,
>> 1989 et 1991, par leurs prédécesseurs sociaux-démocrates ou
>> démocrates-chrétiens. Depuis sa première élection à la présidence de
>> la République en 1998, M. Chávez n'a fermé aucune station de radio ou
>> de télévision ni poursuivi aucun journaliste. Pourtant, dans
>> n'importe
>> quel autre pays démocratique, c'est ce qui se serait passé, compte
>> tenu de la caution ouvertement apportée par la plupart des médias -
>> dont RCTV - au coup d'Etat avorté du 11 avril 2002, quand ce n'était
>> pas à son organisation.
>>
>> L'éditorial poursuit en dénonçant une décision politique « qui réduit
>> le pluralisme et augmente la concentration de l'audiovisuel aux mains
>> du gouvernement ». De quelle concentration s'agit-il ? En 2006, on
>> comptait au Venezuela 20 chaînes hertziennes VHF privées et une
>> publique. On comptait par ailleurs 28 chaînes hertziennes UHF
>> privées,
>> 6 publiques et 44 communautaires. Actuellement, avec l'incorporation
>> de RCTV, le service public disposera de deux chaînes hertziennes VHF,
>> de deux chaînes UHF et de deux chaînes sur la câble. On est très loin
>> du monopoleŠ
>>
>> Sans la moindre trace d' humour, l'éditorial qualifie ensuite RCTV de
>> « chaîne privée qui donnait la parole à l'opposition ». RCTV donnait
>> effectivement la parole à l'opposition, et ne faisait même que cela !
>> Des études de contenu effectuées sur le mois de janvier 2007 montrent
>> que, dans ses programmes, elle a invité 21 personnalités hostiles au
>> gouvernement, et aucune qui lui soit favorable. Le même mois, une des
>> quatre autres grandes chaînes privées, Globovisión, a invité 59
>> opposants à M. Chávez et 7 de ses partisans. Seule Televen a respecté
>> la parité : deux de chaque camp.
>>
>> Certes on peut regretter que la seule chaîne publique hertzienne
>> jusqu'ici contrôlée par le gouvernement, Venezolana de Television
>> (anciennement Canal 8), ne soit pas non plus un modèle d'équilibre,
>> mais comment pourrait-il en être autrement dans un paysage médiatique
>> où la plupart des journaux, radios et chaînes de télévision se
>> comportent en partis politiques d'opposition ? Il faut espérer que
>> TVES, la chaîne qui reprendra le signal de RCTV, tiendra ses
>> promesses
>> de pluralisme, même dans ces circonstances adverses.
>>
>> Du côté de la presse écrite, la situation est encore plus tranchée :
>> sur 10 quotidiens de diffusion nationale, 9 sont des opposants
>> déclarés au gouvernement. Si l'on étudie le contenu des articles
>> d'opinion publiés dans quatre d'entre eux au mois de janvier 2007, on
>> obtient les résultats suivants : pour El Nacional, 112 hostiles, 87
>> neutres et 6 favorables ; pour El Universal, les chiffres
>> correspondants sont 214, 89 et 9 ; pour Ultimas Noticias, 31, 59
>> et 18
>> ; pour El Mundo, 49, 39 et 15. Ce qui ne les empêche pas de recevoir
>> de la publicité des entreprises, des agences et des collectivités
>> publiques.
>>
>> Prétendre que la liberté d'expression est menacée au Venezuela relève
>> donc de la plus insigne mauvaise foi. Il suffit de s'arrêter
>> devant un
>> kiosque à journaux ou de passer une heure devant un poste de
>> télévision pour être convaincu du contraire. C'est même sans doute le
>> seul pays du monde où, dans le passé, des appels publics à
>> l'assassinat du président n'ont pas entraîné des poursuites
>> judiciaires.
>>
>> Mais alors, comme dirait M. Sarkozy, pourquoi tant de haine, pourquoi
>> tant d'acharnement et de contre-vérités ? Que M. Chávez irrite au
>> plus
>> haut point les Etats-Unis et leurs alliés par sa politique de
>> récupération des richesses naturelles nationales et par la
>> dénonciation des politiques de la Banque mondiale et du Fonds
>> monétaire international peut parfaitement se comprendre. Que des
>> médias appartenant à de grands groupes industriels et financiers
>> répercutent les orientations et les intérêts de leurs commanditaires
>> est dans l'ordre des choses. En revanche, on reste perplexe devant le
>> comportement d'organes de presse où le pouvoir éditorial est
>> officiellement déconnecté du pouvoir des actionnairesŠ
>>
>> Bernard Cassen
>> XXXXXXXX
>>
>> II.- TEXTE DE L'AGENCE DE PRESSE ALAI
>> - - - Servicio Informativo "Alai-amlatina" - - -
>>
>> RCTV y TVes: Cuando lo normal se presenta como extraordinario
>>
>> Néstor Busso
>>
>> ALAI AMLATINA, 31/05/2007, Viedma.- Hay miles de niñas y niños que
>> mueren diariamente por causas evitables. Son unas 36.000 personas
>> que mueren diariamente en el mundo a causa del hambre. Eso es
>> "normal".
>>
>> Varios cientos mueren diariamente a causa de guerras que se
>> consideran normales para asegurar "la democracia y la libertad".
>>
>> Los ricos más ricos normalmente aumentan su riqueza en cientos de
>> dólares por minuto mientras millones de seres humanos no tienen un
>> dólar por día para vivir. Son cosas "normales" y de eso no se
>> habla o por lo menos esos temas no merecen la tapa de ningún
>> diario ni espacios centrales en radio o televisión. Es lo naturalŠ
>> y los manuales de periodismo dicen que lo normal, lo cotidiano, no
>> es noticia.
>>
>> Qué es lo normal o natural y qué es lo extraordinario resulta un
>> dato clave para entender el mundo y posicionarse ante la realidad.
>> La prensa del sistema encuentra natural este sistema de relaciones
>> y distribución de la riqueza, del saber y del poder.
>>
>> Pero, ¿A que viene esto? En Venezuela hubo un hecho normal y uno
>> extraordinario que generaron mucho espacio en radios, canales de
>> TV y diarios.
>>
>> ¿Cuál fue el hecho normal? Venció una licencia de un grupo que la
>> tenía desde hace más de 50 años.
>>
>> ¿Qué es lo extraordinario? Surge un nuevo modelo de televisión de
>> servicio público con participación ciudadana.
>>
>> Sin embargo para los grandes medios de difusión del sistema, para
>> la gran prensa, la noticia es que a Chávez se le ocurrió cerrar un
>> Canal de televisión opositor.
>>
>> Aunque es cierto que también resulta extraordinario que un
>> gobierno se anime a cumplir la ley enfrentando el poder de los
>> grandes medios.
>>
>> Es tan falaz el argumento de RCTV y sus defensores en el mundo,
>> que hasta aliados suyos en el parlamento de Colombia votaron esto
>> en una Resolución: "la renovación automática de una concesión
>> sería un acto inconstitucional, porque dejaría sentado el
>> precedente de un estado de propiedad de ese espacio
>> radioeléctrico, que sólo puede pertenecer al Estado", ( El Tiempo,
>> Bogotá, 21 de mayo 2007)
>>
>> Para los medios del sistema es natural que las frecuencias sean de
>> propiedad privada.
>>
>> Desde esta perspectiva y respetando las opiniones y decisiones del
>> pueblo venezolano y su gobierno legítimamente electo, presentó los
>> hechos que son un interesante detonante para debatir sobre la
>> Comunicación y las Políticas públicas de Comunicación.
>>
>> ¿Qué pasó el 27 de mayo en Venezuela?
>>
>> El 27 de mayo de 1987 fue publicado en la Gaceta Oficial
>> venezolana el Decreto 1577 que reglamentaba las concesiones para
>> Televisoras y Radiodifusoras bajo la Ley de Telecomunicaciones de
>> 1940. El primer artículo de ese decreto dice que "las concesiones
>> para el establecimiento y explotación de estaciones televisoras y
>> radiodifusoras se otorgará por 20 años".
>>
>> El Canal RCTV había sido autorizado a funcionar el 20 de
>> septiembre de 1952 pero como la ley del 40 no establecía plazo
>> para la concesión, este corre recién a partir del 87, por lo que
>> en realidad ocupa una señal desde hace casi 55 años.
>>
>> Pasados los 20 años, el Estado Venezolano tiene la potestad de
>> evaluar y decidir si renueva la concesión o si se la otorga a otro
>> prestador, algo que las plumas liberales deberían celebrar como un
>> acto de pluralismo y democracia. El 27 de mayo del 2007 se
>> cumplieron esos 20 años.
>>
>> En este caso el Estado ha decidido no renovársela a esta empresa
>> perteneciente al segundo grupo más grande de la industria de la
>> radio y televisión en Venezuela, el 1BC, quien junto con
>> Venevisión de Cisneros acapara el 75% del ingreso bruto del
>> sector. (Las otras 97 operadoras de televisión se reparten el 25%
>> restante) y entregársela a un nuevo canal que ocupa la señal de
>> canal 2 a partir del 28 de mayo: TVes, Televisora Venezolana
>> Social, una televisión de servicio público.
>>
>> ¿Por qué toma esta decisión? Porque RCTV violó reiteradamente las
>> leyes venezolanas y para empezar a terminar con los monopolios.
>> Otras dos razones por las que los voceros de la libertad de
>> mercado y el respeto a las leyes deberían alegrarse.
>>
>> ¿Qué leyes violaron? ¿Decían muchas malas palabras? ¿No respetaban
>> los horarios? ¿Cuasi pornografía en horarios inadecuados? También,
>> pero por sobre todo algo mucho peor: apoyar y participar del golpe
>> que el 11 de abril del 2002 intentó derrocar un gobierno electo
>> democráticamente y poner un gobierno títere de los EE.UU.
>>
>> Como muestra del golpismo del canal, además de su transmisiones,
>> está la presencia de su director General, Marcel Granier, entre
>> los que aplaudían al golpista Carmona en el Palacio de gobierno en
>> abril de 2002.
>>
>> Lo discutible, en todo caso, podría ser porque se renuevan
>> licencias para otros canales.
>>
>> ¿Hay expropiación? No hay expropiación, no hay censura, no hay
>> represión a la prensa. Sólo hay cumplimiento de la ley. RCTV sigue
>> siendo dueña de sus equipos, de sus derechos de autor, sigue
>> teniendo sus mismos empleados, solo que no puede seguir
>> usufructuando un bien que es de todos los venezolanos. Podrá
>> transmitir por cable, realizar producciones, exportar novelas, o
>> lo que se les ocurra.
>>
>> El espectro radioeléctrico es un bien de la humanidad (como el
>> agua o los recursos naturales) y es escaso, por lo tanto los
>> estados nacionales se encargan de administrarlo. Para ello los
>> Estados otorgan licencias por un tiempo determinado a operadores
>> públicos o privados y se reserva un porcentaje del espectro para
>> medios comunitarios, de propiedad social o públicos.
>>
>> Los medios del sistema son los que hoy se llenan la boca e inundan
>> las páginas de los diarios y las pantallas de los canales del
>> mundo quejándose porque el "dictador" Chávez no le va a renovar la
>> licencia a RCTV, porque el "autoritario" Correa en Ecuador le pide
>> una autocrítica a los medios, o el "intolerante" Kirchner polemiza
>> con los genocidas o los voceros del neoliberalismo que quieren
>> volver a los 90. Son los medios que monopolizan la información que
>> recibimos y concentran fortunas económicas. Para ellos eso es lo
>> natural
>>
>> ¿Qué es lo extraordinario? ¿Qué pasó el 28 de mayo en Venezuela?
>>
>> Este lunes 28 de mayo hay un acontecimiento que a nuestro entender
>> debe ser celebrado. Inicia sus transmisiones TELEVISIÓN VENEZOLANA
>> SOCIAL (TVES), un Canal de servicio público con participación
>> social y ciudadana que promete abrir su pantalla a producciones
>> independientes y organizaciones sociales para la expresión de
>> todos los sectores de la sociedad venezolana.
>>
>> Una Televisión pública y no el negocio de un grupo empresario. Por
>> eso, el 28 de mayo del 2007 puede ser un gran día para quienes
>> trabajamos por la Democratización de las Comunicaciones, por una
>> Latinoamérica libre con justicia. Porque una frecuencia que estaba
>> en mano de los monopolios y golpistas vuelve al pueblo. Porque se
>> anuncia que se "crea un modelo de televisión pública que
>> corresponde al nuevo modelo social que construimos en nuestro país
>> con su aporte para la creación de una alternativa que acabe con la
>> dinámica perversa de la televisión comercial con su cáncer
>> consumista, excluyente y racista". Esperamos que así sea.
>>
>> ¿Sobre qué cosa opinamos y nos informamos? ¿Qué es lo natural y
>> qué lo extraordinarioŠ?
>>
>> Evidentemente lo que nos presentan como natural o normal debe y
>> puede ser cambiado. Si creemos que "Otro mundo es posible", otra
>> comunicación es indispensable.
>>
>> Resulta indispensable que los Estados asuman su rol y garanticen
>> la diversidad y la pluralidad de voces para asegurar el
>> funcionamiento de la democracia. Eso implica Políticas Públicas de
>> Comunicación que aseguren el Derecho a Informar y ser informados
>> para toda la población. Si dejamos la Comunicación y la
>> información en manos del mercado no será posible la participación
>> ciudadana plena. Los grupos empresarios hacen bien en rechazar la
>> censura pero sus medios de difusión silencian a las mayorías y
>> especialmente a quienes cuestionan sus intereses. Por eso
>> necesitamos OTROS medios para otro mundo donde lo normal sea el
>> compartir y el respeto a la igual dignidad de todas las personas.
>>
>> - Néstor Busso. Radio Encuentro, Viedma, Argentina
>>
>>
>> Más información: http://alainet.org
>> ALAI - 30 AÑOS
>> ______________________________________
>> Agencia Latinoamericana de Informacion
>> email: info at alainet.org
>>
>> XXXXX
>>
>> III.- TEXTE SIGNÉ PAR DES MEMBRES DU CONSEIL INTERNATIONAL DU FSM.
>>
>> DÉCLARATION DE MILITANTS ALTERMONDIALISTES SUR L'AFFAIRE RCTV
>>
>> Les militants altermondialistes soussignés reconnaissent la
>> légitimité de la décision du gouvernement de la République
>> Bolivarienne du Venezuela, annoncée le 28 décembre 2006, de ne pas
>> renouveler la concession accordée à Radio Caracas Televisión
>> (RCTV) qui venait à échéance le 27 mai.
>>
>> Dans un pays démocratique, les fréquences de radio et de
>> télévision ne doivent pas être la propriété de quelques
>> entreprises, mais un bien public dont la gestion incombe aux
>> pouvoirs publics.
>>
>> La fréquence libérée par RCTV au profit d´une chaîne de service
>> public (TVES) contribuera à augmenter le pluralisme de l
>> ´information dans un pays où la majorité des chaînes de radio et
>> de télévision sont des entreprises privées.
>>
>> XXX
>> * Les signataires sont des membres du Conseil international du
>> Forum social mondial présents à sa réunion de Berlin des 30 et 31
>> mai. Ce texte n'engage pas le Conseil international en tant que tel.
>>
>>
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> Bernard Cassen est journaliste et directeur général du "Monde
> diplomatique".
> 1, avenue Stephen Pichon, 75013 Paris.
> Tél. : 01 53 94 96 06.- Fax : 01 53 94 96 26.
> Bernard Cassen est également professeur émérite à l'Institut
> d'études européennes de l'université Paris 8.
> Dernier ouvrage paru : "Tout a commencé à Porto Alegre", une
> histoire, racontée de l'intérieur, des Forums sociaux mondiaux et
> européens, de Porto Alegre à Paris, en passant par Florence.
> (Editions des 1001 Nuits, Paris, octobre 2003, 220 pages, 10 euros.)
>
Bernard Cassen est journaliste et directeur général du "Monde
diplomatique". 1, avenue Stephen Pichon, 75013 Paris. Tél. : 01 53 94
96 06.- Fax : 01 53 94 96 26. Bernard Cassen est également professeur
émérite à l'Institut d'études européennes de l'université Paris 8.
Dernier ouvrage paru : "Tout a commencé à Porto Alegre", une
histoire, racontée de l'intérieur, des Forums sociaux mondiaux et
européens, de Porto Alegre à Paris, en passant par Florence.
(Editions des 1001 Nuits, Paris, octobre 2003, 220 pages, 10 euros.)
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