[CIFS] reseau charte europeenne
Annick Coupé
coup at solidaires.org
Mon Jul 9 17:23:51 CEST 2007
>Pour information
>Réseau européen "Charte de principes pour une autre Europe"
Vous trouverez ci dessous l'invitation du réseau
européen de la Charte pour la rencontre prévue au
parlement européen à Bruxelles le 20 septembre.
Pour les organisations et réseaux français
interessés par ce processus et qui n'y
participent pas encore, nous proposons de nous
voir le mercredi 5 septembre à 20 h 30 après la
réunion de rentrée du CIFS qui aura lieu de 18 h
à 20 h 30 ce même jour dans les locaux du Snuipp.
CI joint également la version actuelle du projet .
>Propositions pour le 20 septembre
>
>
>
>Nous avons décidé de tenir une rencontre avec
>des représentants des mouvements sociaux venus
>de toute l'Europe, intéressés par le processus
>de la Charte le 20 septembre au Parlement
>européen à Bruxelles.,
>
>Cette réunion devrait permettre un élargissement
>des forces en présence et une popularisation de
>la Charte.
>
>Les résultats du sommet des Chefs d'Etat
>européens des 21 et 22 juin dernier, avec la
>décision sur le mini traité simplifié indiquent
>que la question de l'avenir de l'Europe va
>revenir au devant de la scène politique et
>sociale.
>
>
>
>-La Charte des principes pour une autre Europe
>est un document perfectible, appuyé sur un
>processus qui doit s'élargir ,mais qui a le
>mérite d'avoir été élaborée par une diversité de
>mouvements sociaux, alter mondialistes,
>syndicaux, féministes, écologistes ,politiques
>dans des débats menés depuis plus de 2 ans.
>
>
>
>Cette rencontre européenne du 20 septembre aura
>lieu avant l'adoption du mini traité Européen,
>prévu à Lisbonne les 18 et 19 octobre . Cela
>lui donne donc une importance politique accrue
>pour montrer que le débat pour une alternative à
>l'Europe libérale se développe. Il s'agit aussi
>de faire en sorte que ce texte de la Charte soit
>un outil pour intervenir dans le débat citoyen
>qui doit se développer dans l'ensemble de
>l'Europe.
>
>
>
>Nous pensons utile à cette étape de profiter de
>cette rencontre au Parlement européen pour
>engager aussi ce débat avec les parlementaires
>européens, de différents groupes, qui sont
>intéressés par le processus et un dialogue avec
>les mouvements sociaux sur l'avenir de l'Europe.
>
>
>
>C'est pourquoi nous proposons le déroulement
>suivant pour la journée du 20 septembre :
>
>
>
>9H30 12H : présentation et débat sur la Charte
>avec les députés européens intéressés, avec
>interventions de militants du mouvement social
>et les parlementaires.
>
>
>
>13H30 à 17H : poursuite du processus de la
>Charte ouvert à toute personnes intéressées des
>mouvements et réseaux s'inscrivant dans ce
>processus :
>
>- poursuite du débat sur des points ce qui ne font pas consensus :
>
>Quelle Europe politique ? (traité ou constitution,processus constitutionnel)
>
>La question de la laïcité,
>
>La question des minorités
>
>- quelles initiatives à prendre pour la
>poursuite du processus de la Charte :
>
>- actions et initiatives à mettre en place après le 20 septembre
>
>
>
>Pourriez vous nous donner votre avis sur ce
>déroulement, afin que nous puissions prendre les
>décisions organisationnelles nécessaires avec la
>GUE d' ici à la fin de la semaine
>
>
>
>Nous vous en remercions d'avance
>
>amicalement
>
>Chantal ,Michel,Annick,Franco
>
>
>Projet de Charte des principes pour une autre Europe
(Juin 2007)
>
>Introduction
>Une autre Europe est possible: c'est l'horizon,
>ouvert par les mouvements sociaux antilibéraux,
>qui initie une nouvelle démarche pour
>construire l'Europe des peuples.
>
>Le «non» français et hollandais au projet de «
>Traité établissant une constitution pour
>l'Europe » révèle l'échec de la construction
>néolibérale européenne , construction
>anti-démocratique et patriarcale ,résultant des
>tractations entre Etats sans intervention des
>peuples. Les élites prétendent exercer un
>pouvoir constituant, qui ne leur appartient
>pas. Il est nécessaire de combler le déficit
>démocratique qui caractérise la construction
>actuelle de l'Union Européenne.
>
>Les mobilisations européennes des premières
>années du 21ème siècle contre la guerre, le
>libéralisme , le sexisme et le racisme, celles
>contre la destruction des acquis démocratiques
>sociaux, la privatisation des services publics
>et pour la garantie des droits universels, ont
>ouvert la voie pour permettre d'élaborer un
>projet de «Charte des principes pour une autre
>Europe» que nous voulons soumettre à la
>discussion publique.
>
>
> Les principes d'une autre Europe sont d'égale
>importance et ont pour fondement:
>
> l'égale dignité entre les personnes et
>l'inviolabilité de chaque personne à respecter
>par toute institution
>
> la paix, la liberté, la justice et la
>sécurité en tant que biens individuels et
>collectifs
>
> l'égalité entre tous et toutes en premier
>lieu la parité entre hommes et femmes, en
>garantissant la différence ,les diversités
> la citoyenneté européenne de résidence
> les droits sociaux, les droits du travail
>et au travail, seule solution pour éliminer la
>pauvreté, les exclusions, la paupérisation
> une économie socialement équitable,
>solidaire,écologiquement durable, démocratique
> La liberté des citoyen(ne)s et des peuples
>L'Europe ne s'identifie pas avec l'Union
>Européenne: le processus d'élargissement par le
>moyen des politiques néolibérales provoque dans
>les pays de l'est, mais aussi à l'ouest,
>chômage, pauvreté, exclusions et nourrit les
>chauvinismes.
>
>La construction des Communautés Européennes et
>de l'Union Européenne a été marquée par le
>poids des gouvernements,d'une instance non
>élue,la Commission européenne,le rôle central du
>marché ,du droit de la concurrence et des
>multinationales, autour desquels les relations
>économiques et sociales, ainsi que les
>institutions elles- mêmes, ont été structurées.
>Désormais nous sommes face à une «constitution
>économique» - les lois du marché, sont au c¦ur
>des Traités, l'emportent sur la décision
>politique démocratique _ en opposition manifeste
>même avec les principes fondateurs des Chartes
>constitutionnelles du 20ème siècle.
>
>On doit, au contraire, affirmer la priorité des
>droits sociaux fondamentaux , des droits
>politiques et culturels qui requièrent une
>autre économie qui préserve les biens communs
>naturels - la terre, l'eau, l'air, l'énergie -
>et les services publics. Il faut engager un
>vaste processus de réappropriation sociale _
>nouvelles formes de propriété sociale _ pour
>satisfaire tous les besoins sociaux et permettre
>un développement démocratique écologiquement
>durable.
>
>L'Europe que nous voulons est fondée sur la
>primauté des droits de chacune et de chacun et
>sur le principe fondamental de participation
>directe du citoyen (ne) s aux décisions
>publiques et collectives. L'Europe doit être
>une union de peuples librement associés, avec
>pour fondement la démocratie constitutionnelle
>et un espace public au-delà des frontières,
>caractérisé par la démocratie à tous les
>niveaux.
>1 .Europe et Monde
>
> L'autre Europe est fondée sur la paix et la
>reconnaissance de la diversité universelle. Elle
>refuse toute stratégie de domination économique
>ou militaire et toute forme de racisme et de
>chauvinisme.
>L'autre Europe contribue à la construction de la
>justice globale : elle reconnaît et valorise les
>différences culturelles et historiques, dans un
>cadre d'égalité des droits individuels et
>collectifs et de respect des droits humains
>universels. Les nouvelles racines de l'Europe
>ont par conséquent un caractère métissé, auquel
>contribue largement la présence des migrants et
>migrantes : la violence exercée sur les
>migrant(e)s au nom des frontières
>institutionnelles est inacceptable.
>L'expérience historique coloniale européenne,
>interne et externe, caractérisée par la
>domination politique et sociale, par le pillage
>des ressources, par des guerres qui ont fait des
>millions de victimes, impose à l'Europe des
>responsabilités par apport à la condition
>économique et sociale de la plus grande partie
>du monde, du Sud notamment,mais aussi de
>l'Europe de l'Est.
>Le principe de solidarité et le respect doivent
>guider les relations entre les pays de l'espace
>européen et tous les autres pays. L'Europe se
>doit d'agir, consciente d'un intérêt commun,
>dans l'affirmation des droits sociaux et
>économiques globaux.
>L'Europe soutient le droit des peuples à
>disposer d'eux-mêmes et à déterminer leur choix
>en matière économique, sociale, culturelle,
>environnementale. Elle s'engage à garantir la
>souveraineté de chaque peuple sur ses
>ressources naturelles et sur son environnement
>immédiat.
>Le droit humain à l'épanouissement est
>inaliénable, au même titre que les autres droits
>fondamentaux. L'Europe que nous voulons
>participe à la création d'un nouvel ordre
>économique international qui répond à cette
>exigence et, dans ce cadre, développe une
>coopération qui prend en compte la disparité des
>conditions et fait valoir la nécessaire égalité
>des droits.
>L'annulation de la dette extérieure des pays
>pauvres est une mesure nécessaire ,élémentaire
>et immédiate.
>
>Les accords économiques doivent inclure la prise
>en compte et l'application réciproque des droits
>humains selon les règles et les conventions
>internationales.
>
>L'Europe soutient le projet de taxation
>internationale sur les mouvements des capitaux
>et s'oppose à leur libre circulation. Elle
>soutient la formation de relations économiques
>régionales opposées aux logiques libérales
>
>Une autre Europe refuse la loi du « libre marché
>» et l'existence d'un droit « marchand »
>dominant qui en découle. Le corps du droit
>international est unique, valable pour les
>Etats, les Institutions internationales
>financières, économiques, sociales et
>politiques. L'autre Europe agit pour intégrer
>dans le cadre de l'ONU , démocratisée et
>radicalement reformée toutes les institutions
>internationales existantes.
>
>2. Paix et sécurité
>
>L'Europe est fondée sur la paix et sur une
>sécurité qui est le résultat de la justice
>sociale entre les communautés et les peuples.
>Notre Europe refuse la guerre en tant que
>méthode de résolution des conflits
>internationaux et reconnaît la paix comme un
>droit fondamental des êtres humains et des
>peuples.
>Notre Europe joue un rôle actif pour la défense
>et la promotion des valeurs universelles qui
>sont la base d´une paix durable: dignité,
>liberté, égalité entre tous les êtres humains,
>droits humains sociaux, économiques et
>démocratiques.
>
>Notre Europe s'engage à construire la paix en
>luttant contre toute discrimination, injustice,
>exploitation, exclusion et menace, en utilisant
>le droit international, la négociation politique
>et la diplomatie comme ses instruments
>fondamentaux. Elle rejette toutes les tentatives
>venant de
>l´intérieur ou de l´extérieur et visant à la
>transformer en un pouvoir militaire á l´échelle
>mondiale.
>
>L'Europe que nous voulons reconnaît le droit de
>tous les peuples à l'autodétermination, dans le
>respect et la garantie des droits des minorités
>et leurs diversités, sous réserve qu'ils
>respectent les droits fondamentaux. En vertu de
>ce droit, les peuples doivent être libres de
>décider de leur autonomie politique et de leur
>souveraineté dans les domaines économiques,
>sociaux et culturels.
>
>Notre Europe reconnaît le droit des êtres
>humains et des peuples à résister contre
>l'oppression et les injustices par tout moyen
>n'entraînant pas la violation des droits humains
>universels.
>Pour cette raison, notre Europe soutient les
>différentes initiatives pour la création d´un
>système de justice internationale permettant de
>sanctionner les États et tous les acteurs
>responsables de crimes de guerre.
>
>L'Europe agit en faveur de l'engagement actif
>des institutions internationales contre toute
>forme d'oppression militaire, sociale et
>économique et refuse par principe l'utilisation
>de la force militaire. C´est pourquoi elle est
>en faveur de la dissolution de l'OTAN et de
>toutes les autres alliances militaires ainsi
>que pour l´abolition de toutes les bases
>militaires étrangères dans le monde.
>
>L'Europe refuse la guerre « humanitaire » et «
>préventive », car la guerre ne peut jamais
>résoudre les problèmes, mais ne fait
>qu´entraîner des nouvelles violations des droits
>humains et du droit international. Pour les
>mêmes raisons, elle rejette aussi toute forme de
>domination coloniale et impériale.
>
>L'Europe refuse toute utilisation et production
>d'armes nucléaires, d'armes de destruction
>massive, ainsi que la torture, la peine de mort
>et tous les traitements dégradants. Elle
>s'engage pour le désarmement et la
>démilitarisation, pour construire un monde et
>une société ouverts et accueillants, assurant la
>libre circulation et d'installation des êtres
>humains.
>
>Afin de créer les conditions nécessaires pour un
>ordre international pacifique et démocratique
>notre Europe impulsera une politique mondiale de
>coopération au développement, garantie par des
>traités bilatéraux et multilatéraux renforçant
>les droits politiques, écononomiques et sociaux
>des citoyens ,des citoyennes et des peuples.
>
>Notre Europe reconnaît le droit des êtres
>humains et des communautés à une vie libre de
>toute agression, danger et menace : sa sécurité
>est une conséquence de la sécurité des autres.
>Pour cette raison, elle met en oeuvre une
>sécurité élargie , commune et
>interdépendante,déplaçant la notion de sécurité
>des états vers la sécurité des êtres humains.
>
>Au nom de ces principes, notre Europe s'abstient
>de toute menace ou action offensive en agissant
>en faveur de la prévention des conflits, de
>solutions pacifiques et de l'humanisation des
>relations internationales
>
>3.Pour une Europe des droits contre toute forme de discriminations
>
>
>Notre Europe respecte et garantit dans touts les
>domaines le principe de l'égalité des
>citoyen(ne)s dans leur différences et leur
>diversités.
>
>L'Europe reconnaît comme valeur fondamentale et
>garantit le droit et l'égalité effective à un
>statut égal entre hommes et femmes dans tous les
>domaines de la vie politique économique sociale
>et privée ainsi que la liberté d'orientation
>sexuelle.
>
>L'Europe est contre la marchandisation des
>relations sexuelles et garantit les droits des
>personnes prostituées.
>
>Tous et toutes les citoyen(ne)s participent sur
>un pied d'égalité à la vie politique. Les
>institutions publiques adoptent des mesures
>contraignantes pour obtenir l'égale
>participation des femmes et des hommes au sein
>des institutions, des instances de décisions et
>des organismes politiques et sociaux.
>
>Toute personne résidant durablement dans le
>territoire de l'Europe en obtient la citoyenneté
>avec tous les droits afférents.
>
>Toutes les institutions publiques doivent
>garantir les droits humains et les libertés des
>femmes et agir contre toute forme de patriarcat
>.Chaque femme , dans chaque pays aura, la
>libre disposition de son corps, notamment le
>droit à l'avortement, la contraception, la
>maternité choisie et la maîtrise de la
>fécondation artificielle .Chaque femme aura le
>droit de choisir son mode de vie privée
>(célibat,mariage,concubinage,divorce) Elles
>doivent agir contre toute forme de patriarcat.
>Les institutions publiques s'engagent à mettre
>fin à la traite des êtres humains et à
>l'esclavage sous toutes ses formes.
>L'Europe s'engage à agir avec détermination
>contre le racisme , l'antisémitisme et aussi
>contre l'islamo phobie.
>
>
>
>Les institutions publiques prennent et
>favorisent toutes les initiatives visant à
>mettre fin à la violence sexiste contre les
>femmes et les enfants, dans et hors de la
>famille et incitent chaque pays à élaborer une
>loi cadre contre les violences faîtes aux femmes
>assortie des moyens d'application.
>L'Europe est contre la marchandisation des
>relations sexuelles et garantit aux personnes
>prostituées leurs droits de citoyen(nes)
>
>L'Europe affirme la laïcité des institutions
>publiques. Elle garantit la dignité et la
>liberté de conscience de tout citoyen et
>citoyenne quelle que soit son origine, ses
>opinions ou ses croyances, la liberté des
>pratiques religieuses individuelles et
>collectives, dans le respect des droits de
>toutes et tous les citoyens.
>
>L'Europe reconnaît le principe de la liberté
>d'installation et de la libre circulation des
>personnes en le garantissant comme droit
>universel. Elle garantit le droit d'asile.
>
>Tous les peuples ont le droit à
>l'autodétermination, en garantissant les droits
>fondamentaux de chacun(e).
>
>Chaque personne appartenant à une minorité
>nationale aura le droit de choisir librement
>d'être traité comme telle sans qu'aucun
>inconvénient ne résulte de ce choix ou de
>l'exercice relié à ce choix.
>
>La langue d'origine des élèves et étudiant(e)s
>des écoles publiques est respectée et prise en
>compte, son enseignement est facilité.
>
>Les institutions publiques contribuent par leur
>action à surmonter,les barrières matérielles,
>culturelles, symboliques et linguistiques
>existant entre les peuples.
>
>4 Pour une Europe démocratique
>
>L'union européenne n'est pas démocratique. Il
>n'y a pas de séparation des pouvoirs : l'organe
>exécutif de l'Union est dotée de pouvoirs
>législatifs; le Conseil européen ou les Conseils
>des ministres est un organe législatifs alors
>même qu'il est la réunion des exécutifs
>nationaux .
>
>Nous voulons affirmer la primauté des peuples,
>en tant que sources irremplaçables de légitimité
>démocratique et la participation égale des
>hommes et des femmes, en tant que principe
>démocratique fondamental dans la prise des
>décisions qui les concernent.
>
>Il est nécessaire d'engager un processus de
>refondation démocratique où les peuples et les
>citoyen(ne)s doivent jouer le rôle principal
>pour construire une Europe démocratique et
>sociale, afin que les choix politiques et
>citoyens l'emportent sur les lois du marché et
>du profit.
>
>L'Europe que nous projetons sera une Union des
>Peuples: elle se construit au nom par et avec
>ses peuples, organisés démocratiquement à tous
>les niveaux.
>
>La fin du déficit démocratique des institutions
>européennes commencera lorsque dans une
>constitution politique de l'Europe nous
>pourrons proclamer réellement « Nous Peuples d'
>Europe » « We the Peoples of Europe » au lieu de
>« nous les Etats de l'Europe».
>
>Le passage progressif à une Europe des peuples
>unis, organisée d'une façon inédite, doit être
>donc marqué par des institutions politiques
>qui tirent leur légitimité soit de la volonté
>des peuples, exprimée directement par des
>consultations ou des initiatives populaires ou
>indirectement par l'élection des assemblées
>représentatives européennes, soit de la
>participation des citoyen(ne)s européen(ne)s
>dans les différents niveaux (local, régional,
>national, etc.) ou dans des diverses instances
>politiques et sociales, où sont prises des
>décisions collectives qui les concernent.
>
>Notre démocratie constitutionnelle européenne
>constitue alors une entité politique inédite .
>La représentation politique dans l'espace
>européen est une démocratie à plusieurs niveaux
>et comprend la représentation des peuples, des
>pays, des régions, des communautés locales. Une
>démocratie transnationale est fondée en outre
>sur la coopération non hiérarchisée des
>différents nivaux. Il en ressort que la
>structuration des institutions doit se fonder
>sur le dialogue et la coopération entre les
>différentes autorités politiques ou
>juridictionnelles, nationales et européennes.
>
>En toute circonstance, les citoyen(ne)s
>interviennent sur les grands choix politiques
>économiques et sociaux. Pour cela, ils élisent
>et contrôlent leurs représentants. A chaque
>niveau de compétence les organes de gouvernement
>sont responsables envers les assemblées
>élus.Celles-ci doivent exercer l'initiative
>législative et le contrôle politique - en lien
>avec les citoyen(ne)s, et les institutions
>nationales, régionales, locales.
>
>Pour une véritable Europe démocratique, le droit
>à l'information et la liberté de communication
>doivent être traités comme des droits politiques
>collectifs et individuels fondamentaux. Ils
>garantissent leur autonomie de communiquer, de
>s'informer, de se former librement ainsi que de
>participer de façon égale aux réseaux
>d'information et de communication de la sphère
>publique européenne.
>
>5. Les droits socio-économiques pour toute personne résidant en Europe
>
>L'égalité des droits et la solidarité sont un
>pilier de notre Europe. Ils garantissent la
>cohésion sociale de nos sociétés. Les droits
>socio-économiques ont été acquis par les
>mobilisations sociales et sont actés par la
>Déclaration des Nations Unies de 1948, par les
>pactes ONU sur les droits économiques et sociaux
>de 1966, par les Conventions de l'OIT, par la
>Charte sociale européenne de Turin 1961, par la
>Charte Communautaire des droits sociaux
>fondamentaux des travailleurs de 1989.
>La défense et le développement des droits
>socio-économiques constituent l'un des objectifs
>de notre Europe. L'Europe est à tous les niveaux
>solidairement responsable de la garantie réelle
>et effective des ces droits, selon le principe
>d'indivisibilité et d'universalité. Ils font
>partie intégrante des droits fondamentaux.
>
>Les droits énoncés doivent être justiciables
>devant les juges européens et nationaux. Tout
>acte des institutions européennes qui viole le
>contenu essentiel de ces droits doit être
>susceptible d'annulation de la part de la Cour
>Européenne, ainsi que de non-application de la
>part des juges nationaux. L'accès à la justice
>est garanti, notamment aux personnes
>économiquement faibles.
>Le respect des droits socio-économiques se base sur les principes suivants:
>
> Principe de non-régression sociale :
>aucune décision européenne ne peut remettre en
>cause les acquis et les droits sociaux reconnus
>par une législation nationale.
>
>- Principe de la convergence par le haut des
>normes permettant un renforcement des
>protections juridiques accordées aux
>travailleurs et travailleuses au lieu de
>l'alignement sur le plus petit dénominateur
>commun des législations nationales. Application
>pour toutes les femmes dans tous les pays de la
>Clause de l'europeenne la plus favorisée.
>
>Le fondement de notre Europe est le respect des
>droits et de la dignité des salariés quelle que
>soit leur situation de travail.
>
>L'égalité, la coopération, la solidarité, la
>définition démocratique des besoins et droits
>sociaux sont les valeurs supérieures de l'Europe
>qui remplacent la concurrence et le
>libre-échange.
>
>Chaque citoyen européen a le droit de bénéficier
>d'une bonne qualité de vie qui le protège de la
>pauvreté et de l'exclusion et lui permette de
>participer pleinement à la vie sociale et
>culturelle: cela implique l'éradication du
>chômage, de la précarité, de la pauvreté et de
>toute forme d' exclusion.
>
>Des normes communes de salaires et de revenus en
>dessous desquelles on ne peut descendre seront
>fixées en prenant en compte le degré de
>développement et les acquis différents de chacun
>des pays. En fonction de cela seront définis un
>revenu minimum garanti individuel ainsi qu'un
>salaire minimum et un calendrier d'harmonisation
>« par le haut » des droits sociaux.
>
>Le droit à un emploi et à un revenu doivent être
>mis en ¦uvre avec l'interdiction de toute
>discrimination pour des raisons de religion, de
>sexe, d'orientation sexuelle, d'opinion publique
>ou de pays d'origine. Le principe: «à travail
>de valeur égale ,salaire égal» doit devenir une
>réalité.
>
>Toute personne a le droit de librement choisir sa profession.
>
>Les travailleurs indépendants (artisans paysans)
>ont également droit à des garanties de revenu,de
>formation ,de condition de travail,de
>représentation démocratique
>
>La réduction du temps de travail sera un
>objectif de toute l'Europe, en commençant pas la
>généralisation des 35 heures.
>
>L'Europe ¦uvre à tous les niveaux pour que le
>contrat de travail stable à durée indéterminée
>devienne la norme dans toute l'Europe.
>
>Tous les travailleurs et travailleuses seront
>protégés contre le licenciement. Tout
>licenciement arbitraire est interdit. Le droit
>des actionnaires de fermer des entreprises pour
>leur seul profit sera interdit. Tout plan de
>licenciements doit s'accompagner de garanties
>pour les salariés en matière de formation, de
>maintien de revenu et de retour à l'emploi.
>
>Le travail de nuit est interdit aux mineurs de
>moins de 18 ans et n'est autorisé que pour les
>secteurs indispensables
>
>L'Europe reconnaît parmi ses valeurs
>fondamentales le dialogue social, la liberté
>syndicale et associative. Toutes et tous les
>salariés ont :
>- le droit de choisir et d'élire librement leurs représentants ,
>- le droit à la négociation collective au niveau
>de l'entreprise, de la branche d'activité, au
>niveau national et européen,
>- le droit de valider les accords collectifs qui les concernent,
>- le droit de grève, y compris pour des motifs
>de solidarité ou des motifs politiques, au
>niveau local, national, européen. Le lock-out
>est interdit.
>
>La juste représentation et la démocratie sur le
>lieu de travail et dans les syndicats
>constituent des droits fondamentaux à tous les
>niveaux. La représentation ouvrière et syndicale
>démocratiquement élue au niveau européen est un
>élément de la démocratie européenne.
>
>Un comité d'entreprise européen (CEE) doit
>exister dans toute entreprise ayant des
>établissements dans plusieurs Etats. Le CEE a le
>droit d'information, de consultation
>préliminaire ainsi que le droit d'intervention
>sur les décisions patronales concernant les
>effectifs, les conditions de travail et les
>choix économiques de l'entreprise. Pour garantir
>à tous les mêmes droits, les entreprises
>donneuses d'ordre seront rendues responsables
>des salariés de leurs entreprises
>sous-traitantes.
>
>La sécurité sociale, l'indemnisation du chômage
>et les retraites relèveront, dans leur
>fonctionnement et leur financement, d'une
>logique publique et solidaire, à l'opposé des
>recours aux systèmes d'individualisation issus
>du marché (fonds de pension, assurances, etc.).
>Le système public (la sécurité sociale) devra
>garantir un niveau de vie décente à tous et
>toutes quels que soient les aléas de la vie.
>
>
>Afin de garantir le respect effectif des droits
>énoncés dans cette Charte, l'Europe, à tous les
>niveaux, établira des politiques économiques et
>sociales appropriées. En particulier, une
>harmonisation des politiques fiscales et une
>politique de services publics non soumis à la
>concurrence permettront d'en finir avec le
>dumping fiscal et social.
>
>
>
>
>6. Services publics pour l'accès aux droits
>La défense des services publics doit être
>inscrite au coeur des propositions pour une
>autre Europe
>- Les services publics, malgré leurs différences
>d'organisation qui peuvent apparaître dans les
>différents pays, ne doivent pas répondre au
>droit de la concurrence et à la recherche du
>profit. Ils doivent assurer la satisfaction des
>droits fondamentaux et l'accès à tous aux biens
>communs de l'humanité.
> Les services publics doivent impliquer
>une gestion démocratique publique. Ils doivent
>donner lieu à un processus de réappropriation
>sociale, en répondant à la satisfaction des
>besoins des personnes avec la mise en ¦uvre d'un
>processus de définition de ces besoins par les
>citoyens et d'un processus de contrôle citoyen,
>à tous les niveaux où s'exercent les missions de
>services publics. Cela concerne aussi bien la
>santé,l'éducation,le logement que les
>transports, et tous les moyens modernes de la
>communication.
>
>
>- La marchandisation et l'appauvrissement de la
>connaissance, de l'éducation et de la recherche,
>doivent cesser.
>- L'éducation doit être considérée comme un
>droit fondamental garanti à tous, qui
>s'accompagne d'un réel épanouissement culturel
>de chacun. Elle relève de systèmes éducatifs
>publics mixtes et non sexistes qui :
>- permettent une émancipation sociale et
>culturelle de chacun et qui sorte du schéma
>inégalitaire de notre société ; le système
>scolaire doit soutenir l'inclusion sociale et
>éviter la sélection sociale. Il ne doit pas
>créer de discrimination par rapport aux
>origines, aux classes sociales, aux capacités
>physiques et au genre. Qu'il s'agisse des élèves
>issus de familles émigrantes, des handicapés
>physiques ou des personnes qui subissent
>l'exclusion sociale, ils doivent être intégrés
>dans le système scolaire ordinaire et ne pas en
>être éloignés par l'existence de parcours
>d'études différents ;
> - favorisent une participation active des
>élèves pendant leurs études, ainsi que le
>respect du temps nécessaire de
>l'apprentissage pour chacun ;
> -forment à l'esprit critique et exclut tout prosélytisme.
>- Il est nécessaire de garantir la complète
>indépendance de la formation et de la recherche
> aux étudiants, aux enseignants aux
>chercheurs,elle doit échapper à la logique de
>rentabilité à court terme. La recherche doit
>avoir des moyens publics suffisants pour assurer
>ses missions (production et diffusion des
>connaissances, formation à et par la recherche,
>expertise).
>La santé est un droit
> - Le système de santé doit être public,
>gratuit et généralisé à tous et toutes. Il doit
>respecter l'intégrité physique et psychique
>des citoyen(ne)s et du personnel de santé.
>-Les institutions qui ont en charge la gestion
>du système de santé doivent impliquer tout le
>personnel médical et les citoyens. Elles doivent
>en particulier s'attacher à la participation
>active des citoyens dans la gestion du système
>de santé.
>Pour un vrai droit au logement effectif pour toutes et tous
>Chacun doit pouvoir avoir accès à un vrai
>logement , grâce à des services publics du
>logement dotés de moyens financiers et
>juridiques capables de promouvoir des politiques
>massives de construction logements sociaux et
>de contrer la spéculation immobilière et
>foncière.
>
>
>7- Droit à un environnement durable
>. Environnement, production durable et consommation
>
>La logique du néolibéralisme est par nature
>inutile et prédatrice. Les technologies
>d'aujourd'hui pourraient combler les besoins
>vitaux de l'humanité toute entière.
>Au lieu de cela, les groupes de capitaux
>financiers créent des besoins artificiels dans
>les pays ayant un pouvoir d'achat en exploitant
>les êtres humains et les ressources naturelles
>du monde entier. Le tiers monde est le plus
>vulnérable; plus de 15 000 enfants meurent
>chaque jour de faim et de maladies guérissables.
>Les changements climatiques anthropiques
>constituent le pire danger pour la planète et
>aussi une catastrophe sociale mondiale.
>
>Vision d'un nouveau style de vie :
>
>Il est absolument nécessaire pour l'Europe
>d'évoluer vers un nouveau style de vie de
>production durable et de consommation.
>Economiser les matériaux et l'énergie, changer
>radicalement notre mode de consommation en
>privilégiant la consommation de combustibles
>renouvelables à celle de combustibles fossiles,
>découpler la croissance économique de celle des
>transports, préserver la sécurité chimique et
>biologique et mettre fin à la perte de
>biodiversité, tout cela n'est pas un choix mais
>une obligation.
>Les intérêts vitaux des personnes et de leur
>santé doivent passer avant les intérêts des
>sociétés et des groupes financiers qui se
>plaignent toujours de leur « perte de
>compétitivité » - qui signifie en réalité une
>croissance continue de leurs énormes profits.
>Les nations européennes ne devraient pas se
>concurrencer en pratiquant un "dumping" social,
>économique et environnemental, mais travailler
>ensemble pour atteindre la durabilité : nous
>devons transmettre la nature et la société aux
>prochaines générations dans un état qui ne soit
>pas pire que celui dont nous avons hérité de nos
>ancêtres.
>Il faut commencer par l'intériorisation des «
>coûts externes » (pour tout usage de ressources
>naturelles, de pollution et de déversement de
>déchets), la réforme de la taxeenvironnementale,
>y compris la taxe Tobin, et l'introduction
>d'ensembles d'indicateurs pour mesurer la
>durabilité au lieu de la limitation au seul
>indicateur dont nous disposons aujourd'hui,
>c'est-à-dire au produit national brut (PIB) qui
>ne tient pas compte la qualité de la vie.
>Les nouveaux ensembles doivent se composer
>d'indicateurs économiques, environnementaux et
>sociaux .
>Il faut adopter une nouvelle conception
>radicalement différente du développement qui
>soit économique dans son utilisation des
>ressources naturelles, écologique, respectueuse
>de l'environnement, centrée sur le développement
>des capacités humaines et le respect de la
>diversité culturelle, sur la protection de la
>nature et la sécurité maritime.
>D'ailleurs, de nouvelles formes de mobilité
>devraient permettre d'économiser de l'énergie en
>encourageant l'utilisation des transports en
>commun plutôt que des véhicules privés, en
>favorisant l'utilisation des chemins de fer
>plutôt que des transports routiers ou aériens,
>tout en évitant les transports inutiles de
>marchandises, par exemple en ajoutant des
>stations de péage et en taxant le carburant des
>transports aériens ou fluviaux.
>Il faudrait faciliter un mode alternatif de
>transport qui combinerait la marche , le
>cyclisme et les transports en commun.
>
>
>Les ressources naturelles, biens communs de l'humanité.
>
>Elles ne doivent pas être soumis aux droits de
>propriété intellectuelle et aux brevets. Restant
>hors des champs privés et marchands, elles
>doivent être gérées par des politiques publiques
>et impliquer une participation des citoyens.
>Elles doivent rester hors du champ des traités
>commerciaux.
> L'eau est un bien commun et l'accès à
>l'eau potable un droit fondamental auquel chacun
>doit avoir accès. La distribution en eau doit
>être assurée par les institutions publiques et
>sa gestion doit impliquer une participation des
>citoyens.
> La consommation d'énergie doit faire
>l'objet de changements radicaux. Des choix
>nouveaux s'imposent autour des principes
>suivants: économies renforcées des énergies,
>diversification des sources et priorité aux
>énergies renouvelables et durables. Afin
>d'économiser l'énergie, Il faut encourager les
>transports non polluants et développer les
>transports publics.
> De même, l'habitat doit respecter des normes écologiques strictes..
>Les risques environnementaux doivent être pris
>en compte dans les politiques de santé publique.
> Des règles doivent encadrer strictement les
>industries polluantes, en particulier concernant
>la production et la commercialisation des
>substances chimiques.
>
>Les institutions publiques doivent garantir une
>nourriture saine et en quantité suffisante comme
>droit fondamental de la personne.
>- Face aux compagnies multinationales qui
>exploitent les paysans, il est nécessaire de
>mettre en ¦uvre des règles publiques afin de
>décourager leurs pratiques. Au contraire, les
>systèmes agricoles non polluants et favorisant
>le travail au capital, ainsi que les circuits
>courts de distribution, doivent être soutenus.
>Les pratiques agricoles polluantes doivent être
>découragées. La production d'OGM doit être
>interdite (sauf dans un milieu strictement
>confiné à des fins de recherche fondamentale).
>- Le principe de souveraineté alimentaire,
>c'est-à-dire le droit de décider de sa propre
>politique agricole et alimentaire, doit être
>respecté pour toutes les régions du monde et
>tous les pays. Les pays de l'Europe ont donc une
>responsabilité particulière dans la mise en
>¦uvre de leurs politiques agricoles et de leurs
>traités commerciaux vis-à-vis des pays du Sud.
>Ces politiques agricoles et commerciales doivent
>être fondamentalement réorientées pour respecter
>le principe de souveraineté alimentaire
>
>
>Paix, égalité, justice, liberté, démocratie, droits sociaux et fondamentaux!
>Pour une autre Europe pour un autre monde
>solidaire , un environnement durable !
>
>
>
>
>
>
--
Annick Coupé
Union syndicale SOLIDAIRES
coup at solidaires.org
01 58 39 30 14
06 70 51 39 57
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